Il s’agit pratiquement d’une base de données socioéconomiques hautement essentielle pour la gouvernance du pays. En effet, la Mémorandum économique et la Note de conjoncture Economique du Gabon constituent deux rapports qui permettent d’appréhender la trajectoire de l’économie gabonaise à ce jour, et de présenter les recommandations en vue de lever les obstacles et les contraintes qui entravent le déploiement du secteur privé comme moteur de l’économie.
Pour la bonne gouverne, le Mémorandum économique du Gabon et la Note de Conjoncture économique du Gabon sont produits par les équipes de la Banque mondiale. Il s’agit d’une analyse des enjeux structurels clés. Cela, afin de d’appréhender la trajectoire de l’économie gabonaise à ce jour d’une part, et présentent d’autre part, des recommandations en vue de lever les obstacles et les contraintes qui entravent le déploiement du secteur privé comme moteur de l’économie gabonaise.
Pour une meilleure maitrise de ces documents, l’événement qui sera organisé sous forme de conférence, sera suivie d’une conversation consacrée aux médias dans les locaux de la Banque mondiale. En outre, il offrira la possibilité aux équipes de la Banque mondiale de partager quelques éléments de contexte avec les médias.
Pour rappel, les récentes notes de la Banque mondiale sur la situation économique gabonaise sont nettement encourageantes. En effet, l’institution onusienne fait savoir que le pays a enregistré une forte croissance économique au cours de la décennie passée, portée notamment par la production de pétrole et de manganèse. En 2020 le secteur pétrolier a représenté 38,5 % du PIB et 70,5 % des exportations malgré les efforts engagés pour diversifier l’économie.
Prévue à 3,4 % avant la Covid-19, le Gabon a affiché une croissance de -1,8 % en 2020. Les mesures restrictives pour lutter contre la pandémie et la chute du prix du pétrole en 2020 ont eu pour conséquences, la hausse du chômage, la baisse significative de la mobilisation de revenus domestiques, suivie de la baisse des exportations et des investissements directs étrangers, entrainant un déficit fiscal important. Selon les Nations Unies, les pertes d’emploi se chiffraient à plus de 104 000 en 2020.
En termes de perspectives, en 2022, l’économie soutenue par une demande extérieure plus forte et des prix du pétrole plus élevés, se redresse progressivement malgré l’impact de la guerre en Ukraine. Le solde budgétaire devrait augmenter progressivement à moyen terme, mais la hausse du coût de la vie pourrait accroître la vulnérabilité des ménages. Selon les dernières estimations, la croissance devrait atteindre 2,7 % en 2022 grâce aux bonnes performances des secteurs pétrolier, minier et du bois. En outre, le taux d’endettement publique, devrait se situer à 58,3 % du PIB en 2022.
S’agissant des enjeux du développement, l’institution de Bretton Woods souligne que la diversification de l’économie et le renforcement du capital humain sont les priorités pour les autorités qui ont adopté une série de mesures pour améliorer le climat des affaires.
Face à un seuil de pauvreté de 33% de sa population, le gouvernement a décidé d’axer sa politique sociale, autour des trois piliers. A savoir, la mise en place de programmes sociaux intégrés pour les populations les plus vulnérables ; la création d’activités rémunératrices pour les populations les plus démunies et enfin, la réduction des inégalités d’accès aux services publics.



















