Selon l’institution financière française, le niveau d’endettement public global a ainsi décru de 56,9% du PIB à 50,5% en 2021 – non sans d’importantes disparités nationales : entre 34,9 % du PIB en Centrafrique et 105,6 % au Congo.
À l’échelle de la sous‑région, la dette extérieure représentait 30,0% du PIB à fin 2021 (32,8% en 2020) et la dette intérieure 20,5% (24,0% en 2020).
Le Cameroun a levé, en juin 2021, 685 millions d’euros (maturité 11 ans, coupon 5,95%) sur les marchés internationaux, permettant le remboursement de la précédente euro‑obligation émise en 2015 dont le coupon était beaucoup plus élevé (9,5%).
La soutenabilité de la dette publique demeure toutefois un enjeu prioritaire. Le poids du service de la dette extérieure par rapport aux recettes budgétaires a certes reculé sous l’effet d’une progression plus rapide de ces dernières, de 28,4% en 2020 à 27,2% en 2021, mais les vulnérabilités demeurent importantes.
Selon les analyses de viabilité de la dette (AVD) du FMI, le Cameroun et la Centrafrique présentent un risque élevé de surendettement, tandis que le Congo apparaît en situation de surendettement. Le Tchad est également jugé en surendettement par le FMI depuis fin 2021.
Après la première réunion (22 décembre 2021) du Comité des créanciers au titre du « cadre commun pour les traitements de la dette au‑delà de l’ISSD » approuvé par le G20 et le Club de Paris en novembre 2020, le pays reste en attente de la finalisation de la restructuration de sa dette auprès de ses créanciers.
Compte tenu de l’appréciation des prix du pétrole, le Tchad ne devrait toutefois bénéficier que d’un allégement de dette conditionnel à une rechute des prix. Les dettes de la Guinée équatoriale et du Gabon sont de leur côté toujours jugées soutenables, avec un niveau de risque atténué par la hausse des cours du pétrole.



















