C’est ce qui ressort de la table ronde des donateurs de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), organisée le 26 juin 2019, à Bruxelles (Belgique).
Le moins que l’on puisse dire est que, les organisateurs de la table ronde des donateurs que sont la CEMAC, représentée par le président de la Commission, le Pr Daniel Ona Ondo et la CEEAC avec son Secrétaire général, Ahmat Allam-Mi, ont véritablement mis dans le mille et marqué les esprits des nombreux partenaires et bailleurs de fonds qui ont effectué le déplacement de Bruxelles.
En effet, la table ronde a enregistré près de 200 participants dont plus de la moitié étaient des investisseurs privés, sans oublier la mobilisation active des partenaires traditionnels que sont la Banque africaine de développement (BAD) et l’Union européenne (UE).
Pour vendre le développement de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche dans la sous région, les deux communautés économiques régionales ont parlé d’une même voix. Pour la CEMAC, il s’est agi de promouvoir le plan stratégique de la Commission économique du bétail, de la viande et des ressources halieutiques ( CEBEVIRHA) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) a exposé le Programme régional des investissements agricoles pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle (PRIASAN).
Des présentations qui ont donné lieu à des échanges nourris et abondants avec les partenaires et bailleurs de fonds qui, faut-il le rappeler, sont venus des quatre coins du monde. Ceux-ci ont manifesté leur volonté de venir investir dans une région géostratégique qui abrite la 2ème plus grande forêt tropicale au monde avec plus de 240 millions d’hectares et 79 millions de terres arables.
Malheureusement, les dépenses alimentaires s’élèvent à 3000 milliards de FCFA par an soit 900 millions de dollars US. D’où un plaidoyer en faveur d’un afflux massif des investissements dans ce secteur. Preuve que cette rencontre de promotion économique a porté fruit, la signature de plusieurs mémorandums d’accords entre la CEMAC, la CEEAC et les investisseurs privés.
Mieux, lors des séances « be to be », 52 engagements fermes ont été conclus avec ces derniers. Ouvrant ainsi la porte à des financements futurs, notamment pour la CEBEVIRHA qui devra faire le suivi des engagements en fournissant aux intéressés le détail des projets et les études y relatives.
Des déclarations d’intentions et de fermes engagements, aussi bien que des promesses de mobilisation de ressources et offres de services pour le renforcement des capacités des acteurs dans les domaines de l’élevage et de la pêche en zone CEMAC ont également été faites.
Même si les chiffres exacts de leurs donations ne sont pas encore connus pour l’instant, on note toutefois la volonté manifeste de ces donateurs à vouloir soutenir ces différents projets pour aider l’Afrique centrale à lutter contre la pauvreté, l’oisiveté de sa jeunesse et l’insécurité alimentaire et nutritionnelle.
L’Union européenne et la BAD ont intégré certains projets du plan stratégique 2015-2025 de la CEBEVIRHA sur l’enveloppe de plus de 60 millions d’euros orienté pour les projets en Afrique. Plus que jamais, l’espoir est permis pour l’essor du secteur agricole de la sous région Afrique centrale au regard de l’engouement suscité par cette table ronde et des résultats probants qui ne tarderont pas à se faire jour sous forme de financements.































