La présence de ces deux membres du gouvernement, respectivement en charge des Affaires étrangères et des Eaux et forêts, à cette rencontre, fait suite à l’engagement de la France et du Gabon au sein de l’Alliance pour la préservation des forêts tropicales et humides.
C’est dans l’esprit de cette alliance et ce, afin d’illustrer la pertinence d’une coopération franco-africaine accrue dans ce domaine, que se tient ce congrès.
Cette rencontre devrait en effet offrir à la France, en partenariat avec le Gabon, l’occasion de mobiliser des représentants du secteur privé, en vue d’une réflexion sur l’un des objectifs fondamentaux de l’alliance qui dispose « qu’un approvisionnement responsable et la mise en place de chaînes de valeur durables à faible intensité de carbone sont essentiels pour prévenir l’exploitation forestière illégale, les feux de forêts et d’autres facteurs de déforestation et de dégradation des forêts, ainsi que pour atteindre l’objectif d’une économie circulaire (…) », indique l’ambassade de France au Gabon.
Autrement dit, la création de ce forum vise à impliquer le secteur privé dans la gestion durable des forêts. Plusieurs autres personnalités d’envergure sont attendues à cet événement. Il s’agit entre autres des représentants du secteur privé du continent africain, des acteurs économiques français choisis au sein du Groupe national des forêts tropicales (GNFT), des conseillers du commerce extérieur français et des membres de l’Africa Business Forum de l’Institut Choiseul.
Pour la bonne gouverne, le Congrès mondial de l’Union internationale pour la conservation de la nature est l’une des plus grandes manifestations internationales pour la biodiversité. Organisé tous les quatre ans, il mobilise des experts de la protection de la nature issus du monde politique, de la recherche, des associations et des grandes organisations internationales, mais aussi des entreprises et des citoyens.
Par ailleurs, ce congrès témoignera d’un engagement mondial autour de sept enjeux majeurs : paysages, eau douce, océans, changement climatique, droits et gouvernance, savoir, innovation et technologie, systèmes économiques et financiers.
Le Gabon en première ligne des efforts de conservation de la biodiversité
Au Gabon, la biodiversité au Gabon revêt une importance pour les populations gabonaises qui tirent de nombreux bénéfices tant sur les plans économique, écologique et social. Au regard de ces différents services et du contexte écologique, la contribution de la diversité biologique au bien-être humain dérive essentiellement du domaine forestier, notamment du secteur de production du bois d’œuvre.
Ce dernier est en effet l’un des trois moteurs principaux de l’économie gabonaise : il contribue à 60 % des recettes d’exportations hors pétrole et constitue la première source d’emplois formels du secteur privé, avec une hausse régulière du nombre d’emplois depuis les années 1990.
En outre, le pays figure en première ligne des efforts de conservation. Avec près de 75 % de territoire recouvert de forêt et l’un des taux de déforestation les plus faibles au monde (0,09 % entre 2000 et 2010), le Gabon figure en première ligne des efforts de conservation. Le pays s’est fortement investi dans la protection des écosystèmes marin et terrestre avec notamment la création de 9 parcs marins, 11 réserves aquatiques et 13 parcs nationaux. Aujourd’hui, 28 % des divers écosystèmes marins du Gabon sont consacrés à la conservation et 21 % des écosystèmes terrestres sont protégés.
La protection de la biodiversité et des écosystèmes, une priorité pour la France
Pour la France, l’organisation de ce congrès confirme l’engagement du pays en faveur de la protection de la biodiversité et des écosystèmes et plus largement, son rôle moteur au niveau international sur les enjeux environnementaux et climatiques.
Cette réunion d’Etats, de collectivités, de scientifiques, de représentants du secteur privé et de la société civile constitue donc une opportunité unique pour entretenir au plus haut niveau la mobilisation internationale en faveur de la biodiversité.
Enfin, il s’agira d’un des premiers évènements de grande ampleur sur l’environnement depuis le début de la pandémie de Covid-19, avant la COP15 de la Convention sur la diversité biologique, à Kunming et la COP26 sur le changement climatique à Glasgow.
Le congrès offre également l’occasion de présenter le bilan des initiatives lancées à l’occasion du « One Planet Summit » de janvier 2021 à Paris, dédié à la biodiversité (notamment de la Grande Muraille verte ou du plan pour une Méditerranée exemplaire).
Le Congrès mondial de la nature favorisera donc les échanges entre les participants sur les grands objectifs de ce cadre mondial (protection de 30% de la planète, restauration des écosystèmes, protection des espèces, mobilisation des ressources financières…



















