Après une première édition couronnée de succès, le CIAN et l’Opinion s’associent à nouveau, pour défendre une vision ambitieuse, positive et dynamique d’un continent disposant de nombreux atouts, dont sa jeunesse.
Pour la présente édition, le thème retenu port sur « L’Afrique entre défis et opportunités ». L’invité d’honneur de la cérémonie d’ouverture sera le président de la République du Niger, Mohamed Bazoum.
Le Gabon, l’un des pays ayant confirmé par sa présence à ce rendez-vous devrait être représenté par une forte délégation à l’échelon ministériel. Il s’agit, entre autres du ministre d’Etat en charge de l’Energie et des Ressources hydrauliques, Alain-Claude Bilie-By-Nze, ses collègues en charge du Commerce, des Petites et moyennes entreprises, Yves Fernand Manfoumbi et celui de la Promotion des Investissements, des Partenariats Publics-Privés, chargé de l’Amélioration de l’Environnement des Affaires, Hugues Mbadinga Madiya et le conseiller spécial du président de la République, en charge des questions économiques, Emmanuel Leroueil.
Le ministre Yves Fernand Manfoumbi devrait entrer en lice le premier. Son intervention est prévue lors de la table ronde consacrée à : « l’urgence de la sécurité alimentaire et agricole du continent”. Juste après l’interview de l’invité d’honneur de la cérémonie d’ouverture, le président Mohamed Bazoum.
Evidemment le sujet lié à l’invasion russe va constituer occupera une place de choix. Ce, du fait qu’elle a entraîné une flambée de l’inflation du prix des matières premières et agricoles pour des Etats importateurs qui avaient déjà du mal à se remettre de la crise sanitaire.
A preuve, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a mis en garde, contre le risque d’un « ouragan de famines » dans de nombreux pays. Alors que les importations de blé représentent environ 90 % des 4 milliards de dollars d’échanges commerciaux entre l’Afrique et la Russie et près de la moitié des 4,5 milliards de dollars d’échanges du continent avec l’Ukraine.
Il sera dons question d’essayer d’apporter des éléments de réponses pour relever le double enjeu agricole en Afrique, c’est-à-dire nourrir 2 milliards de personnes, et stabiliser les populations. Il sera également question de scruter les moyens à mettre en place, pour augmenter la production agricole, comment diversifier les fournisseurs de denrées alimentaires.
De son côté, le ministre d’Etat, Alain-Claude Bilie-By-Nze devrait quant à lui porter la voix du Gabon dans un face à face, dédié au développement, à l’énergie et à la protection de la planète. Pour leurs parts, le ministre Hugues Mbadinga Madiya et le Conseiller, Emmanuel Leroueil sont attendus au cours des ateliers B to B, consacrés à la promotion de la destination Gabon.
Selon les organisateurs, la tenue de cette rencontre est d’autant plus justifiée par le contexte économique et financier que traverse le continent. Car, durement frappé économiquement par la pandémie de Covid-19, l’Afrique retrouve progressivement le chemin de la croissance.
Après une contraction inédite en 2020, l’activité de l’Afrique subsaharienne devrait croître de 3,7 % en 2021, puis de 3,8 % en 2022, selon les prévisions du Fonds monétaire international. Fruit d’une hausse des cours des matières premières, le pétrole notamment, mais aussi de la reprise du commerce mondial.
Un rebond bienvenu mais encore inégal. L’Afrique ne disposant pas des mêmes capacités financières que les autres continents pour épauler ses entreprises, préserver ses emplois et ses populations, et accéder aux vaccins.
Il convient dès lors de scruter les voies nouvelles pour accélérer le développement du continent et son industrialisation. Mais également de plancher sur la contribution que peuvent apporter les entreprises investies en Afrique.
« Comment mieux structurer et financer des écosystèmes d’innovation pour mieux tirer profit des technologies de rupture, de l’essor du numérique et de la fintech ? Les villes nouvelles constituent-elles une réponse au défi de l’urbanisation ? Quelle place la France et l’Europe peuvent-elles avoir aux cotés de l’Afrique, dans le cadre de leur partenariat rénové ? Après la COP 26, comment accélérer la transition écologique ? », telles sont, entre autres les préoccupations que devrait charrier cette rencontre pour la remise en selle de l’économie du continent.



















