Le nouveau Cadre de partenariat pays (CPF) du Gabon pour la période 2023-2027 a fait l’objet des discussions entre le Conseil des administrateurs du Groupe de la Banque mondiale et le Gabon ce 22 novembre 2022. à Washington aux Etats -Unis.
Selon les explications de la BM, ce nouveau Cadre de partenariat vise à soutenir la transition du pays dans l’après-pandémie vers une croissance économique durable et inclusive.
Quant à son orientation stratégique, elle visera à appuyer les efforts du pays, en faveur de la création d’emplois pour sa population jeune et largement urbanisée, à l’heure où le pays accélère les efforts de diversification de son économie vers d’autres secteurs que l’industrie pétrolière.
Les atouts et les points faibles du Gabon
En tant que cinquième plus grand producteur de pétrole en Afrique, le Gabon connaît une accélération de sa reprise économique entraînée par la levée des restrictions liées à la pandémie de Covid-19 ainsi que par la hausse continue des prix du pétrole.
Cependant, les restrictions imposées durant la pandémie ont aggravé le taux chômage déjà élevé, qui se situe actuellement à 22 %, avec un taux de chômage encore plus important pour les jeunes, à 38 %.
Malgré un léger recul de la pauvreté, l’insécurité alimentaire est en hausse. Le pays a pourtant adopté une série de réformes visant à renforcer les droits des femmes au sein de leur foyer et sur leur lieu de travail, et certaines avancées ont été accomplies en matière de diversification économique au cours des dix dernières années. Cependant, des efforts plus importants sont nécessaires pour réduire la pauvreté et favoriser une prospérité partagée.
« Le Gabon dispose de vastes ressources naturelles, notamment des réserves de pétrole en baisse, et les promesses d’avenir pour le pays consistent à développer son capital humain, institutionnel et physique pour créer de nouveaux moteurs de croissance durable et résiliente, favorisant ainsi l’accès égal de tous aux opportunités économiques, » souligne Abdoulaye Seck, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Gabon, le Cameroun, la République centrafricaine, la Guinée équatoriale et la République du Congo.
Pour rappel, le portefeuille de la Banque mondiale compte actuellement sept opérations au Gabon, ainsi que deux projets régionaux pour un montant total de plus de 327 millions de dollars ; les engagements au titre du portefeuille d’IFC dépassent les 107 millions de dollars et la MIGA appuie trois projets, pour un montant total d’exposition brute d’environ 58 millions de dollars.



















