A l’issue de discussions jugées constructives, l’Union des forestiers et industriels du bois du Gabon (UFIGA) et la Société d’exploitation du Transgabonais (SETRAG) ont trouvé un modus vivendi sur les tarifs applicables au transport ferroviaire des grumes pour la période 2025-2026. C’est ce que renseigne un communiqué rendu public le 7 janvier 2026, signé par les deux parties.
Selon les termes dudit document, « Cet accord, issu d’un dialogue jugé constructif entre les deux parties, vise à concilier les impératifs économiques des industriels du bois et les contraintes opérationnelles de l’opérateur ferroviaire ». En outre, « Parmi les avancées notables, figure la levée de la mesure imposant le paiement comptant avant toute prestation de transport, une disposition qui pesait lourdement sur la trésorerie des opérateurs forestiers ». Pour l’exercice 2027, les deux parties indiquent que des discussions seront engagées courant 2026 afin de définir les modalités d’évolution des tarifs.
À travers cet accord, les deux partenaires réaffirment leur engagement en faveur d’un partenariat durable, fondé sur la transparence, au service de la compétitivité de la filière bois et du développement économique du Gabon.
Pour la bonne gouverne, au Gabon, le rail est l’épine dorsale du corridor intérieur. Raison pour laquelle, ce partenariat revêt un caractère stratégique. Lequel partenariat fait de la SETRAG, un acteur incontournable du transport gabonais, structurant l’accès aux ports, aux zones de transformation et aux bassins de production. Car, chaque amélioration contractuelle dans la chaîne grumes-rail réduit mécaniquement les coûts de rupture, les délais et les frictions administratives, qui finissent par se répercuter sur le prix final des produits bois et sur la capacité des entreprises à investir dans la transformation.
Quant au bois, il représente entre 35 % et 45 % des flux de fret ferroviaire au Gabon, soit plus de 2,5 à 3 millions de tonnes transportées chaque année, en incluant grumes et produits transformés. Cette demande pèse lourdement dans l’équation de performance du corridor, notamment pour l’alimentation des zones industrielles de transformation.



















