Cette rencontre qui se tiendra jusqu’au 17 décembre 2021, est organisée par le ministère des Eaux et forêts. Elle fait suite aux consultations provinciales menées le 14 juillet dernier par le ministère des Eaux et Forêts.
Durant ces assises, les participants regroupés au sein de quatre commissions, plancheront sur l’opérationnalisation des battues administratives ; les mécanismes d’indemnisation et de prise en charge des populations victimes ; les mesures d’atténuation et source de financement et l’analyse de la stratégie, du plan d’action et de la feuille de route.
Il sera également question d’améliorer la sécurité alimentaire des populations en préservant la faune, qui joue un rôle essentiel dans la régénération des écosystèmes.
Faut-il le rappeler, la quasi-permanence du conflit homme-éléphant qui se caractérise par la précarité́ des populations, l’absence de retombées positives et la recrudescence du conflit, constitue à la fois, un blocage à la mise en œuvre de la politique de la conservation et un risque potentiel d’instabilité́ politique et sociale.
Raison pour laquelle, les populations des zones impactées nourrissent d’énormes attentes de ce conclave. En effet, les recommandations formulées par les populations, à l’issue des consultations provinciales, portaient entre autres sur l’opérationnalisation dans les meilleurs délais des battues administratives, l’indemnisation des populations victimes, l’extension du programme de construction de clôtures électriques et la prise en charge des cas d’agression.
Dans son discours de circonstance, le ministre se Eaux et Forêts, Pr Lee White est revenu sur les enjeux et la portée de ces assises. « Les conflits Homme-Faune et tout particulièrement, les Conflits somme-éléphant (CHE) constituent une problématique technique, sociale et économique. Car, car ils mettent à mal, la sécurité physique et alimentaire ainsi que la paix sociale des populations rurales dans une grande partie du territoire national », a-t-il indiqué.
Avant de décliner l’impact socioéconomique de ce conflit. « En effet, de 2016 à ce jour, le ministère en charge des Eaux et Forêts a enregistré 11.959 plaintes écrites et de nombreuses autres orales, relatives à la destruction des cultures vivrières, consécutive à l’action des éléphants. Les populations sont en détresse et cela s’entend à travers leurs plaintes, leurs publications sur les réseaux sociaux et autres médias ; et leurs cris de secours multiformes», a-t-il précisé.
Le défi de concilier les impératifs de la conservation et la quiétude des populations
Bien que le Gabon soit engagé dans la politique de conservation, la faune sauvage reste sévèrement touchée par les menaces directes et indirectes que sont : le braconnage, la perte de l’habitat des animaux, l’exploitation forestière, minière, pétrolière et agro industriel qui induisent le changement de comportement de certaines espèces animales et perturbent leur processus écologique.
Une situation qui a pour coralliaire, la réduction de la taille de la population de certains animaux et des mouvements migratoires importants, vers les zones d’habitation humaines entraînant de facto la récurrence des Conflits homme-faune (CHF) et les Conflit homme-éléphant (CHE). Pour le gouvernement gabonais, le défi reste donc de concilier les impératifs de la conservation et la quiétude des populations.



















