Dans son Rapport sur la politique monétaire du mois de juin 2026, la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) table sur embellie économique de la zone CEMAC à court terme. Dans son rendu, l’institution financière sous-régionale renseigne que pour l’année 2026, le cadrage macroéconomique mis à jour en mai 2026 met en exergue :
-une croissance sous-régionale à 3,2 % en 2026, contre 3,4 % en 2025, dans un contexte d’amélioration des termes de l’échange de 15,4 % en 2026, après une détérioration de 10,1 % en 2025 ;
-des pressions inflationnistes contenues, avec un taux d’inflation qui ressortirait à 2,4 %, au-dessous du seuil communautaire de 3 % ;
-une réduction du déficit du solde budgétaire, base engagements, hors dons à 1,9 % du PIB en 2026 ;
-une amélioration du solde du compte courant, dons officiels compris, à -2,9 % du PIB. La masse monétaire devrait quant à elle augmenter de 13,1 % à 25 633,3 milliards.
En ce qui concerne les réserves de change, elles progresseraient de 25,0 % atteignant 7 962,3 milliards au 31 décembre 2026, ce niveau correspondrait à un taux de couverture extérieure de la monnaie de 70,7 %. En mois d’importations de biens et services, les réserves de change permettraient de couvrir environ 4,72 mois.
A moyen terme, les projections des services de la BEAC mettent en exergue une période de consolidation de l’activité économique dans la CEMAC entre 2027-2029, avec un taux de croissance du PIB réel projeté à 3,6 % en moyenne annuelle. Cette croissance économique s’appuierait sur une diversification progressive de son secteur extractif et sur l’amorce de sa transformation locale, réduisant ainsi sa vulnérabilité historique aux chocs externes, notamment face à l’instabilité géopolitique actuelle.
L’inflation moyenne demeurerait au-dessous de la cible communautaire de 3 %, mais révisée légèrement à la hausse par rapport aux prévisions de décembre 2025, à 2,4 % en 2026, 3,0 % en 2027, 2,7 % en 2028 (après 2,1 % en 2025).
Par ailleurs, le taux de couverture extérieure de la monnaie et les réserves de change, exprimées en mois d’importations des biens et services, se situeraient respectivement en moyenne annuelle à 75,0 % et 5,45 mois sur la période considérée.
Les autres comptes macroéconomiques présenteraient des évolutions différenciées à moyen terme comme suit :
-le déficit du solde budgétaire, base engagement hors dons, se réduirait progressivement de 1,9 % du PIB en 2027 à 1,3 % du PIB en 2028, puis à 0,5 % du PIB en 2029 ;
-le déficit du solde extérieur courant, dons officiels inclus, se maintiendrait en moyenne autour de 3,6 % du PIB sur la période 2027-2029 ; et
-plusieurs agrégats monétaires progresseraient entre 2027 et 2029, avec des taux de croissance annuelle moyens de 6,2 % pour la masse monétaire, 20,0 % pour les avoirs extérieurs nets du système monétaire et 6,7 % pour les crédits à l’économie.



















