A l’occasion d’une réunion consultative des ministres africains de la jeunesse sur le Covid-19, le 17 juin 2020, la Secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Vera Songwe est revenue sur le combat qui doit être mené afin que l’Afrique puise renouer avec la croissance et rebâtisse plus solide, après le COVID-19.
Dans ce cadre, elle a lancé une invite aux dirigeants africains de faire tout leur possible en vue de la mise en œuvre d’une stratégie africaine de transformation numérique, permettant d’accroître l’accès, l’accessibilité, la stabilité et la fiabilité du système d’Internet.
Selon elle, le combat pour le retour à la croissance du continent requiert une audace. Car, poursuit-elle, ‘’la survie du continent dépend de la capacité à rester éveillé, à s’adapter aux nouvelles idées, à rester vigilants et à relever le défi du changement’’. Dans ce cadre, elle a indiqué que : ‘’51% de la croissance de l’Afrique proviennent du secteur des services qui nécessite des technologies, d’où la nécessité pour les États membres d’agir rapidement pour résoudre les problèmes d’Internet paralysants à travers le continent’’.
Occasion pour elle, d’exhorter les ministres de la jeunesse, à travailler ensemble afin de mettre en œuvre, la stratégie africaine de transformation numérique et à accroître l’accès, l’accessibilité, la stabilité et la fiabilité du système d’Internet. Cela, afin que de nombreuses autres choses puissent se réaliser automatiquement.
Dans ce droit fil, elle a également imploré les ministres de la jeunesse de travailler avec leurs collègues des TIC et de l’éducation, pour s’assurer que les programmes soient conformes au marché du travail. Et qu’en outre, les inégalités d’accès à l’école soient supprimées et que l’accès à Internet haut débit soit accessible à tous. « Le coût d’Internet en Afrique est très élevé. Cela ne peut pas créer des emplois pour nos jeunes. Nous devons être en mesure de fournir aux jeunes un accès à une technologie abordable, accessible et fiable qui fonctionne », a-t-elle mentionnée.
A l’endroit des dirigeants, elle a imploré la signature du protocole sur la libre circulation des personnes, affirmant que cela profitera énormément aux jeunes qui souhaitent se déplacer à travers le continent, en particulier vers des centres innovants dans des pays comme le Kenya ou le Rwanda.
« Nous ne voulons pas que nos jeunes continuent de mourir dans les océans. Nous voulons qu’ils soient soulagés et ‘épanouis sur notre propre continent. Donc, espérons qu’en travaillant avec vous, ministres de la jeunesse, que vous puissiez nous aider à soutenir l’Union africaine à construire cette Afrique que nous voulons en faisant partie de ce groupe qui continue de demander et réclamer un meilleur accès à la technologie non pas parce que nous voulons accéder à la technologie mais parce que grâce à la technologie, nos filles resteront scolarisées au lieu de se marier; parce qu’avec la technologie, nous pouvons continuer à échanger nos marchandises même si nous ne pouvons pas voyager et parce qu’avec la technologie, nous pouvons embrasser ce nouveau monde que nous voyons aujourd’hui », a ajouté Mme Songwe.






























