Les Performances et perspectives macroéconomiques de l’Afrique publiées annuellement par la Banque africaine de développement (BAD) sont déjà disponibles. Dans la présente édition 2026, la BAD renseigne sur la résilience des perspectives de croissance à travers les régions d’Afrique dans un contexte de volatilité de l’économie mondiale.
Dans son rendu, elle souligne qu’en dépit de l’incertitude au niveau des politiques commerciales mondiales et les ajustements connexes qui pèsent sur les perspectives économiques dans le monde, les pays africains continuent de faire preuve d’une forte résilience. En 2025, au moins 22 des 54 pays devraient connaître une croissance de 5 % ou plus. En 2026, ce nombre de pays devrait atteindre 23.
S’agissant spécifiquement, de l’Afrique centrale, la croissance estimée à 3,9 % en moyenne en 2025, devrait atteindre 4,2 % en 2026 et 4,3 % en 2027. Quatre des sept pays de la région devraient connaître une croissance de 3 % ou plus en 2026 et 2027. Les pays à la tête de la croissance en Afrique centrale sont peu nombreux.
Il est prévu que la République démocratique du Congo (RDC) reste l’économie la plus dynamique de la région, avec une croissance projetée de 5,6% en 2026, contre 5,5% estimés en 2025. Cette croissance vigoureuse est soutenue par une augmentation de la production minière due à l’expansion des sites existants et à la mise en service de nouvelles mines, ainsi qu’à la mise à l’échelle des projets d’infrastructure associés, tels que la réhabilitation de la section du corridor de Lobito située en république démocra-tique du Congo.
La croissance du Cameroun devrait passer de 4 % en 2025 à 4,3 % en 2026 d’après les estimations, grâce à l’accroissement de la production de gaz naturel liquéfié, au renforcement des capacités des infrastructures logistiques et énergétiques, à l’augmentation des dépenses publiques et à une consommation privée plus dynamique. toutefois, le déclin de la production de pétrole, lié au vieillissement des gisements et à l’augmentation des coûts de récupération, pourrait freiner la croissance.
Selon les estimations, l’économie de la Guinée équatoriale s’est contractée de 1,6 % en 2025, en raison de la baisse continue de la produc-tion pétrolière et des recettes d’exportation asso-ciées, de la persistance des arriérés intérieurs et de la lente croissance de la production intérieure. Un léger rebond de 0,4 % est prévu en 2026.



















