Sous l’effet combiné de la capitalisation des revenus de portefeuille (dépôts à vue rémunérés et titres obligataires), de la dynamique des rapatriements du secteur extractif et de l’appréciation de l’or, dans un contexte géopolitique tendu, les réserves de change de la CEMAC se sont élevées, au 31 juillet 2025, à 7 089,5 milliards (+4,2 % sur un an, mais en recul de 148,1 milliards par rapport à fin juin 2025),
Selon la BEAC, cette progression en un an et ce niveau des réserves de change confirment le renforcement du filet de sécurité en devises.
Dans le même temps, la BEAC a vu la barre de ses avoirs extérieurs nets à la fin du mois d’août à 3 216,6 milliards de FCFA (soit 4,90 milliards d’euros), en hausse de 10,9 % sur un an et la moyenne glissante sur trois mois s’est établi à 3 808,6 milliards de FCFA.
Après le pic historique de 4 197,3 milliards de FCFA atteint le 14 mars 2025, une baisse graduelle s’est engagée, tout en demeurant à des niveaux confortables au regard des objectifs fixés. Les assurances régionales (seuil de 4,5 milliards d’euros en moyenne sur trois mois à fin juin) ont été respectées durant les huit premiers mois de l’année.
D’après la Banque centrale, cette tendance baissière des avoirs extérieurs nets constatée depuis près de quatre mois, plaide pour une application plus rigoureuse de la réglementation des changes.



















