La posture du Gabon sur des questions de développement durable n’est plus à démontrer. Son positionnement en avant-garde vient une fois de plus d’être consolidé à la 3e Conférence des Nations Unies sur l’Océan (UNOC3). Organisée à Nice en France, cette rencontre majeure réunit 120 pays, 60 chefs d’État et de gouvernement, ainsi que 30 présidents d’institutions internationales. L’objectif : unir les efforts mondiaux pour préserver les océans, menacés par la pollution, la surexploitation et la montée des eaux.
Le Gabon, reconnu pour son leadership environnemental, entend contribuer activement aux discussions sur la mise en œuvre du traité sur la haute mer, la mobilisation des financements pour une économie bleue durable, la lutte contre la surpêche, etc.
Mais en marge de l’UNOC3 à Nice, le ministre de l’Environnement, Mays MOUISSI et le ministre de la Mer, Laurence NDONG ont un entretien avec Barbara POMPILI, Ambassadeur pour l’Environnement au Ministère français de l’Europe et des Affaires Étrangères. Les échanges ont principalement porté sur la lutte contre les plastiques à usage unique et le plaidoyer commun en faveur du futur Traité international sur les plastiques.
Dans son propos, le ministre Mays MOUISSI a réaffirmé l’engagement du Gabon à travers une loi déjà en vigueur. Par ailleurs, il a appelé à un accompagnement technique renforcé en vue de développer des industries locales de production d’alternatives durables au plastique. Les deux parties ont convenu de coordonner leurs positions et de porter une voix commune lors des prochaines négociations internationales, notamment à Nairobi et à Genève, tout en préparant un « country package » reflétant les priorités du Gabon.
Bien en amont, le ministre Mays MOUISSI, a rencontré Annelies Verlinden, ministre de la Justice, chargée de la Mer du Nord de Belgique. A l’occasion, les deux parties ont discuté de plusieurs sujets d’intérêt commun. Tout d’abord, l’annonce de la candidature de la Belgique pour abriter le secrétariat du traité sur la Biodiversité des zones marines hors juridiction nationales (BBNJ).
Dans cette dynamique, la Belgique entend s’investir dans la réussite de la mise en œuvre de cet accord. Ensuite, la convergence de vue sur l’importance de la mise en œuvre rapide de l’accord BBNJ qui passe notamment par le leadership des pays ayant déjà ratifié ledit accord à l’instar du Gabon et de la Belgique afin d’inviter d’autres pays à faire de même. Les questions bilatérales ont aussi été évoquées, notamment l’action de la Belgique dans le Cadre de l’initiative pour la forêt d’Afrique centrale (CAFI) et la nécessité d’approfondir la coopération en matière environnementale.
Il convient enfin de noter que les forêts du Bassin du Congo ont été au cœur de l’agenda commun du Gabon et de la RDC de cette COP30. En marge de celle-ci, les ministres Mays MOUISSI et Laurence NDONG se sont entretenus avec la Vice-Première ministre et ministre de l’Environnement et du Développement durable de la République Démocratique du Congo, Ève Bazaïba.
Cette rencontre bilatérale a porté sur le renforcement de la coordination sous-régionale en vue de la 3e Conférence des Parties (COP3) prévue en novembre prochain à Belém, au Brésil. Les échanges ont permis d’identifier des axes de travail communs pour défendre d’une seule voix les intérêts des pays forestiers d’Afrique centrale. Ils ont notamment porté sur les enjeux de financement climatique, sur la conservation durable des écosystèmes forestiers, ainsi que sur la reconnaissance du rôle des forêts tropicales dans la régulation du climat mondial.
Pour rappel, Co-organisée par les gouvernements de la France et du Costa Rica, la troisième Conférence des Nations Unies sur l’Océan (UNOC) se tient à Nice, en France, du 9 au 13 juin 2025. Le thème central de l’UNOC, « Accélérer l’action et mobiliser tous les acteurs pour conserver et utiliser durablement l’océan », souligne l’urgence de renforcer les efforts pour protéger l’océan, les mers et les ressources marines dans une perspective de développement durable.
Cette conférence vise à identifier des solutions innovantes et à promouvoir des actions concrètes pour atteindre les objectifs fixés par l’Objectif de Développement Durable n°14. Elle constituera également une plateforme pour consolider les partenariats existants et en créer de nouveaux, afin d’accélérer la mise en œuvre des processus en cours contribuant à la préservation et à l’utilisation durable des écosystèmes marins.



















