A la faveur de la 34ème session du Conseil des ministres de l’UEAC et du Comité inter-Etats qui se tient du 31 octobre et ce, jusqu’au 2 novembre 2019, le président de la Commission de la CEMAC, le Pr Daniel Ona Ondo est revenu sur les deux premières années de son magistère à la tête de cette institution communautaire.
Arrivé à la tête de l’institution dans un contexte marqué entre autres : par l’errance, la crise économique des Etats membres et les contraintes sécuritaires, Daniel Ona Ondo a reconnu que le chemin parcouru durant ses deux premières années de magistère, se voulait rassurant.
A son actif, ‘’la Commission a pu retrouver la stabilité et regagner en crédibilité autant qu’en visibilité’’, a-t-indiqué, dans son discours à l’ouverture des travaux. Au-delà de satisfecit, le président de la Commission s’est voulu plus réaliste et modeste. « Certes tout n’a pas été facile loin s’en faut, mais nous avons retenu une leçon : la sortie de la crise n’a été possible que de façon solidaire et concertée. », a-t-il déclaré.
Au plan économique, il a par exemple relevé que les efforts de politiques de stabilisation ont porté leurs fruits. Il en veut pour preuve, l’amélioration de l’ensemble des principaux indicateurs macroéconomiques dans l’espace communautaire. Selon lui, « A l’instar des déséquilibres extérieurs, les déséquilibres budgétaires ont été tenus, voire en partie résorbés. La politique monétaire dont le resserrement a été, avec l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation des changes, un facteur déterminant de redressement des réserves de changes ». Un tableau qu’il a bouclé avec le succès de « la première phase du processus de fusion des deux marchés financiers vient d’être finalisée ».
Des écueils, il en a également fait allusion. Il a interpellé l’assistance sur les facteurs de vulnérabilité qui continuent de fragiliser le tissu économique de la CEMAC. Au rang de ces vulnérabilités, l’évolution positive, mais faible de la croissance économique portée par le secteur pétrolier. Selon lui, ‘les économies, en dépit des signes perceptibles de résilience, restent exposées aux chocs exogènes ».
Autre point faible, l’environnement des affaires qui reste à parfaire au regard de la position des pays de la zone au classement Doing Business. Par ailleurs, la faiblesse du commerce intra régional, du fait des obstacles en tout genre sur les corridors de transports routiers et la croissance du secteur hors pétrole qui a enregistré un ralentissement, passant de 2,3% en 2017 à 1,7% en 2018.
« Tous ces rappels contextuels, c’est pour dire que nous avons, collectivement des efforts à faire et notamment dans le domaine de l’approfondissement de l’intégration régionale qui est reconnue comme un levier déterminant de la transformation structurelle des économies de la CEMAC », a-t-il indiqué.
Occasion pour lui, de réitérer les grandes attentes portées sur les travaux de la 34ème session du Comité inter-Etats de l’UEAC. Notamment que ses délibérations débouchent sur des résolutions positives et constructives.































