C’est le moins que l’on puisse dire, avec l’appui manifesté de la Banque africaine de développement (BAD) pour ce projet en vue d’améliorer la donne dans le secteur agricole du pays.
Cette disposition s’est clairement exprimée le 04 octobre dernier, à la faveur d’une cérémonie, au cours de laquelle, l’institution bancaire panafricaine s’est engagée à octroyer au Gabon, ses financements économiques et sociaux dans les domaines de l’eau, l’électricité, la santé ainsi que des infrastructures agricoles.
Le PAPG1 dans ses grandes lignes, vise à offrir une plus grande sécurité alimentaire, à lutter contre le chômage des jeunes, à accélérer la diversification économique, notamment en rendant le pays autosuffisant en produits vivriers et exportateur net d’huile de palme d’ici à 2023.
En pratique, sa mise en œuvre s’étalera sur cinq ans et touchera une population estimée à 500 000 personnes, dont 45% de femmes. Elle comprend la mise en valeur agricole de 10 000 hectares de cultures vivrières et de 10 500 hectares de plantations de palmier à huile dans six provinces du Gabon. Plus de 500 jeunes et femmes seront accompagnés dans le cadre du projet pour créer leur propre entreprise dans la zone d’intervention, en relation avec les activités du PAPG 1.
L’appui de la Banque au projet comprend deux volets complémentaires, a indiqué Racine Kane, directeur général adjoint de la Banque africaine de développement pour l’Afrique centrale.
D’une part, le volet public, d’un coût de 98,5 millions d’euros, a vocation à financer, dans les zones concernées et au bénéfice des coopérateurs et de leurs familles, des investissements économiques et sociaux tels que l’eau potable, l’électrification rurale, les écoles et centres de santé ainsi que des infrastructures agricoles d’appui (pistes rurales, marchés ruraux, entrepôts…).
D’autre part, le volet privé est en cours de concertation entre la Banque et les autorités gabonaises. Il devra notamment prendre en charge l’aménagement des terres industrielles et vivrières, les plantations et la construction d’usines de transformation d’huile de palme.
Dans ce cadre, a-t-il déclaré: « Je voudrais saluer la confiance que le gouvernement gabonais a renouvelée à la Banque, en sollicitant notre participation au financement du programme GRAINE, qui constitue à nos yeux un pas important des autorités nationales vers le processus de diversification de l’économie du pays », lors de la cérémonie.






























