Dans le cadre de la lutte contre la corruption, le président de la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLCEI) Nestor Mbou, annonce la mise en place d’un nouveau dispositif.
Il indique à cet effet que les actions à mener concernent la sensibilisation pour faire prévaloir les règles d’éthique et d’intégrité et entreprendre la campagne de déclaration de biens. Dans ce cadre, précise-t-il, »chaque dépositaire de l’Etat sera astreint à une déclaration de ses biens, laquelle sera conservée au siège de la commission’’. Il ajoute par ailleurs »poursuivre le travail déjà été entamé par ses prédécesseurs pour faire triompher la lutte contre la corruption au Gabon ».
Pour rappel, la CNLCEI a été créée au début des années 2000, avec un soutien du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale pour aider le Gabon à lutter efficacement contre la corruption et l’enrichissement illicite.
Elle comprend dix membres nommés par décret du président de la République pour une durée de cinq ans non renouvelables, et un personnel d’appui. Les membres disposent pour leurs enquêtes des mêmes prérogatives et des mêmes moyens d’investigation que les Officiers de police judiciaire (OPJ) et les agents des administrations douanières et fiscales.
Pour la bonne gouverne, sur l’Indice de perception de la corruption annuel sur l’Indice de perception de la corruption dans le monde de l’ONG Transparency International publié en janvier 2019, le Gabon arrive à la 124e place sur les 180 pays évalués. Le pays affiche un score de 31 points sur 100. Toutefois, le Gabon reste le pays moins corrompu de la zone Afrique centrale.





























