En dépit des efforts de diversification économiques initiées par le gouvernement, Gabon, les comptes du pays restent encore intimement liés au pétrole. A preuve, les confortables redevances générées par les prix élevés du pétrole ont joué un important rôle dans la conservation de l’excédent budgétaire apparu en 2022 et attendue en 2023.
En outre, l’excédent commercial et le solde courant évoluent surtout en fonction des prix du pétrole. C’est d’ailleurs l’essor des recettes pétrolières qui a accru l’excédent commercial et permis de dégager un excédent courant en 2022.
L’optimisme reste également de mise à en croire, la dernière notation de l‘agence Fitch Ratings sur le pays. Elle estime que les recettes pétrolières, représentant en moyenne 36,2 % des recettes totales entre 2018 et 2022, augmenteront à 38,0 % en 2023 avant de baisser à 29,9 % en 2024-25. Notamment sur la base d’un du baril à 62 USD/b en 2025 contre 65 USD/b en 2023.
Avec une production de 57 302 830 Barils, soit 209 900 barils/jour en moyenne, le Gabon occupe le 5e rang des producteurs pétroliers en Afrique subsaharienne après le Nigéria, l’Angola, le Congo et la Guinée équatoriale.
En 2019, le gouvernement gabonais avait fixé un objectif ambitieux de 220 000 bpj de production de pétrole brut pour 2023. Bien que cet objectif n’ait pas été atteint, la production en avril s’élevait à 200 000 bpj, contre 180 000 en 2020.
Les 20 000 bpj de production nécessaires pour combler l’écart restant sont en vue, en grande partie grâce à 18 puits d’exploration et d’évaluation forés en 2022 et 2023, et aux investissements supplémentaires d’une poignée de grandes sociétés internationales cherchant à profiter de la hausse des prix mondiaux.
Compte tenu des antécédents du Gabon, il n’est pas surprenant que la plupart des efforts en amont du pays se concentrent sur le redéveloppement de champs pétroliers matures ou marginaux. La priorité accordée aux développements à court terme permet de générer des flux de trésorerie à moindre coût en utilisant les découvertes et les infrastructures existantes, ce qui peut permettre de lancer la production en quelques années.



















