Avec un total de 1,1 Md euro (environ 715 milliards de FCFA) en 2020, selon les données de la Banque de France, le stock d’IDE français au Cameroun est le deuxième d’Afrique centrale. Il arrive derrière le Congo (2,8 milliards d’euros) environ 1820 milliards de FCFA qui bénéficie d’importants investissements pétroliers.
Après une période de croissance entre 2008 et 2012 pendant laquelle le stock d’IDE est passé de 544 millions d’euros à 1 154 millions d’euros, les investissements français ont connu plusieurs années de baisse jusqu’en 2016, date à laquelle ils ne représentaient plus que 731 millions d’euros, avant d’enregistrer un fort rebond en 2017 (+46 %).
Malgré la crise, les entreprises françaises ont maintenu une présence significative et très diversifiée. Celle-ci est le fait d’environ 200 entreprises, filiales de groupes français ou entreprises détenues par des ressortissants français.
Les entreprises françaises sont représentées dans plusieurs secteurs d’activité. Elles sont généralement présentes depuis de nombreuses années et ont entrepris des investissements de longue durée qui ont permis l’expansion de leur groupe en diversifiant leurs activités.
Les principaux branches d’activité où interviennent des entreprises françaises sont l’exploitation pétrolière avec Perenco, l’agro-industrie et le bois avec la Compagnie fruitière (bananes), Bolloré (huile de palme), Somdiaa (sucre et farine), Castel (boissons), Pallisco (bois), le BTP avec Vinci/Sogea-Satom, Fayat/Razel, Bouygues/DTP Terrassement, l’industrie avec Air Liquide, les transports et la logistique avec Bolloré/MSC, CMA-CGM/Delmas, Bureau Veritas, les activités financières avec Société générale, et AXA, les télécommunications avec Orange, la distribution avec CFAO/Laborex (véhicules et produits pharmaceutiques), TotalEnergies (produits pétroliers raffinés), Super U, Casino, Carrefour et But (supermarchés).
Plusieurs entreprises françaises sont positionnées sur des projets d’envergure au Cameroun. Le plan de financement du barrage hydroélectrique de Nachtigal, dont l’actionnaire principal et l’opérateur est EDF, a été bouclé fin 2018 pour un montant total d’environ 1 milliard de dollars et les travaux ont débuté au premier trimestre 2019.
Le groupe minier Eramet a, pour sa part, remporté au mois de juin 2019 un titre d’exploitation pour un gisement de rutile à Akonolinga (région du Centre) dont les travaux d’exploration, de développement et l’étude de faisabilité devraient être achevés à la fin de l’année 2022.



















