Après une semaine de grève entamée par la confédération des syndicats des régies financières et administrations assimilées (COSYREF), avec à la clé, un important manque à gagner pour l’Etat, le ministre d’Etat en charge du Budget et des Comptes publics, Jean Fidèle Otandault est descendu dans l’arène pour rencontrer ces partenaires sociaux.
Sur l’esplanade du ministère muée pour la circonstance en un véritable chaudron, Jean Fidèle Otandault a réussi à nouer les fils du dialogue avec ces derniers, dans le but de désamorcer cette crise.
L’approche adoptée par le membre du gouvernement se voulait donc à la fois pédagogique et sensibilisatrice. Car, tout en reconnaissant le caractère légal et légitime de leur action, parce que selon lui, « la grève constitue une forme d’expression », Jean Fidèle Otandault a également déploré le fait « qu’elle représente aussi une forme d’échec à la concertation ou au dialogue ».
Pour tenter de démêler l’écheveau, le membre du gouvernement a programmé une rencontre avec les hauts responsables du ministère et les leaders des syndicats, pour qu’ensemble, des moyens soient trouvés pour sortir de l’impasse.
« Chers collaborateurs, je vais rencontrer les Directeurs généraux, les syndicats, et le secrétariat générale pour harmoniser le dialogue qui nous a été demandé par le Premier ministre afin de trouver des solutions aux problèmes posés », a déclaré, Jean-Fidèle Otandault.
Une proposition qui semble avoir trouvé une ouïe attentive de la part des syndicalistes malgré leur détermination. « Nous vous remercions monsieur le ministère d’Etat pour les efforts que vous avez consenti en payant nos deux mois d’arriérés sur sept de primes, mais nous voulons que vous fassiez encore un peu plus d’efforts », a répondu leur président et porte-parole, Wilfried Erisco Mvou Ossialas.
En effet, cette disposition développée par le ministre d’Etat, s’inscrit dans le mode de gouvernance du PM, Julien Nkoghe Bekalé qui fait du dialogue social, la clef de voûte de son magistère.
Et dans cette logique, il a instruit aux membres du gouvernement de créer des cellules de concertation au sein des différentes directions générales pour traiter les cas de revendications sociales.
Pour rappel, les syndicats des régies financières revendiquent entre autres, le paiement de plusieurs mois d’arriérés de primes, le cadre juridique qui encadre ces primes ; la régularisation des situations administratives ; la publication du rapport des travaux de la commission bipartite ; l’accompagnement de leurs retraités, et des cas de décès… A cela s’ajoutent d’autres avantages spécifiques.
Mais pour la COSYREF, « le retour au calme ainsi que la participation au dialogue social initié par le Premier ministre sont conditionnés par la satisfaction de ces points de revendications ».
Alexandre Legrand































