Le centre international de conférences de Sipopo à Malabo, a servi de cadre, le mardi 28 juin 2022, à la journée de l’émetteur. Organisée par la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf), cet atelier de sensibilisation a réuni du beau monde, notamment et le président de la Commission de la Cemac, Pr Daniel Ona Ondo, les membres du gouvernement et les représentants des organisations internationales.
A l’ouverture des travaux, le président de la Cosumaf, Nagoum Yamassoum a situé l’objectif de cette rencontre. « La journée de l’émetteur est placée au cœur des activités de la Cosumaf. Elle a pour objectif, de sensibiliser les autorités de Guinée-Equatoriale, les investisseurs et les grandes entreprises sur les avantages du marché financier en terme d’opportunités de financement de l’économie », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter que cette rencontre permettra d’engager les procédures en vue de lever les dernières démarches pour l’entrée des entreprises guinéennes au marché financier de la Cemac.
En clair, la Journée de l’émetteur a pour objectif principal de présenter aux entreprises susceptibles d’avoir le profil d’émetteur potentiel, eu égard à l’importance et l’intérêt à utiliser les produits du marché financier pour le financement de leur développement et de leurs investissements.
Elle vise, de manière spécifique, à présenter l’intérêt d’une émission obligataire ou d’actions au travers : – du benchmark d’un financement par une émission obligataire en zone Cemac ; – du « track record » d’une entreprise s’étant financée via la Bvmac ; – de la constitution d’un profil d’entreprises (pépinière) susceptibles de prétendre à réaliser une émission sur le marché financier de la Cemac ; – de la présentation globale des produits du marché financier de la Cemac (gestion collective, finance verte…)
Cette première Journée de l’émetteur a été ponctuée par cinq panels de discussions. A savoir : les enjeux et opportunités du marché financier, l’introduction en bourse, cession de parts d’une entreprise, l’émission obligataire d’une entreprise publique ou privée, le retour d’expérience de « Rôle models » et enfin, l’information financière des sociétés cotées.
Il importe de savoir que le potentiel du marché financier de la sous-région est prometteur. A preuve, la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) a pu y lever de 100 milliards de FCFA récemment. Une preuve et non des moindres que l’émergence d’un véritable marché financier est un atout de taille pour le tissu économique sous-régional.
En effet, soutiennent les spécialistes, ce marché permet d’encourager la diversification des sources de financement, de renforcer l’intégration financière, de moderniser l’épargne longue et d’augmenter les moyens de financement des Etats et des entreprises privées.
Qui du rôle de la Cosumaf ?
La Commission de surveillance du marché financier (Cosumaf) est l’organe communautaire créé dans le cadre de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (UMAC). Elle est l’autorité de tutelle et de contrôle du marché financier de la Cemac.
Ce marché concerne tous produits et transactions de placement de services financiers non bancaires offerts au public ou mis à la disposition des opérateurs économiques et faisant appel public à l’épargne, ainsi que toutes personnes publiques ou privées en charge de la bonne exécution desdites transactions.
La Cosumaf veille ainsi à la protection de l’épargne investie en valeurs mobilières et autres instruments financiers, à l’information des investisseurs, au bon fonctionnement du marché.



















