En approuvant les accords de 689,5 millions de dollars au titre de la Facilité élargie de crédit et de la Facilité élargie de financement, ce 29 juillet 2021, en faveur le Cameroun, le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a également statuer sur la situation comique du pays.
Ainsi, selon le fonds, la pandémie de Covid-19 a aggravé les défis de développement du pays et susciter des inquiétudes, quant à ses perspectives de croissance et sur sa situation extérieure et budgétaire.
Dans ce contexte, préconise le FMl, le financement au titre des accords FEC et FEP nouvelle acquis, soutiendrait les efforts des autorités. Notamment, pour parvenir à une reprise post-pandémie rapide, renforcer la viabilité extérieure et budgétaire à moyen terme et mettre en œuvre leur programme de réformes structurelles vers une croissance soutenue, plus inclusive et diversifiée.
Dans ce droit fil, la mise en œuvre effective et résolue des réformes des autorités, notamment pour renforcer davantage la transparence, la bonne gouvernance et le cadre de lutte contre la corruption, est essentielle pour contribuer à catalyser des financements supplémentaires des donateurs.
En outre souligne le Fonds, les cinq piliers de ce nouveau programme viseront cinq objectifs majeurs. Il s’agira d’atténuer les conséquences sanitaires, économiques et sociales de la pandémie tout en assurant la durabilité nationale et externe ; de renforcer la bonne gouvernance et renforcer la transparence et le cadre de lutte contre la corruption et d’accélérer les réformes budgétaires structurelles pour moderniser les administrations fiscale et douanière, mobiliser les recettes, améliorer la gestion des finances publiques, accroître l’efficacité des investissements publics et réduire les risques budgétaires des entreprises publiques.
A cela s’ajoutent le renforcement de la gestion de la dette et la réduction des vulnérabilités de la dette ainsi que la mise en œuvre des réformes structurelles pour accélérer la diversification économique, renforcer la résilience et l’inclusion du secteur financier, et promouvoir l’égalité des sexes et une économie plus verte.
Dans le cadre de ce dispositif, les autorités camerounaises ont adopté de manière appropriée, un budget révisé, avec un déficit plus important pour faire face à l’impact de la pandémie.
Ils ont ainsi réitéré leur ferme engagement à revenir progressivement sur la voie de l’assainissement budgétaire pour préserver la viabilité de la dette une fois la pandémie apaisée.
Faut-il le rappeler, le succès du programme camerounais dépendra également de la mise en œuvre de politiques et de réformes d’accompagnement par les institutions régionales de la CEMAC.



















