Lancées le 05 juillet dernier, par le Premier ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda, les consultations nationales préparatoires à la participation du Gabon au prochain sommet des nations unies sur les systèmes alimentaires, ce sont poursuivies à la représentation locale de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.
A l’occasion, le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage, de la Pêche et de l’Alimentation, Biendi Maganga Moussavou a rencontré les représentants locaux de la Banque mondiale, du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), de l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (L’UNICEF), de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA).
Les échanges ont permis à la partie gabonaise, de collecter des contributions et des propositions des agences du système des nations unies suggérées, au gouvernement pour enrichir sa feuille de route, en vue d’améliorer le système alimentaire national.
Les échanges ont également permis aux deux parties, de s’accorder sur la nécessité d’intégrer et de promouvoir l’approche »une seule santé ». Cela, dans le traitement et la promotion des questions liées à la sécurité alimentaire et nutritionnelle.
L’approche « Une seule santé » repose sur l’idée que la santé humaine et la santé animale sont interdépendantes et liées à la santé des écosystèmes dans lesquels elles coexistent. Il existe des liens étroits entre la santé des animaux, des personnes, des végétaux et de l’environnement.
Elle constitue également une approche intégrée qui prend en compte cette relation fondamentale et vise à ce que les experts de divers secteurs travaillent ensemble pour s’attaquer aux menaces sanitaires qui pèsent sur les animaux, les humains, les végétaux et l’environnement.
Les répercussions mondiales de la pandémie de Covid-19 et les interventions menées dans le contexte de cette crise sanitaire humaine provoquée par un virus d’origine animale, ont souligné la nécessité de mener des actions coordonnées multisectorielles afin de protéger la santé et d’éviter des conséquences néfastes sur les systèmes alimentaires.
La promotion d’un système alimentaire de qualité a besoin de la planification, et celle-ci à son tour repose sur des statistiques agricoles fiables et capables d’aider à la formulation de politiques agricoles pertinentes, c’est dans ce cadre que la FAO et la Banque mondiale appuient le gouvernement, à travers le projet de recensement général de l’agriculture (RGA).
Avec une population agricole vieillissante et dont la moyenne d’âge est estimée aujourd’hui à 53 ans, il est important pour le Gabon d’impliquer, d’inciter, de motiver et d’accompagner les jeunes dans le secteur pour assurer la pérennité de son secteur agricole, de même que l’implication des femmes dans le développement des chaines de valeurs est essentielle.
Pour compléter le tableau, d’autres suggestions ont été faites au gouvernement notamment : l’amélioration de l’environnement des affaires pour attirer des opérateurs locaux, l’accès au foncier l’affectation avec notamment l’élargissement des zones agricoles à forte productivité, l’accès au formations diplômantes et aux financements ; le développement des voies de communication pour faciliter l’écoulement vers les centres urbains de la production agricole existantes.
Au terme de la rencontre, le ministre de l’Agriculture a proposé la création d’une plateforme d’échanges et de concertations permanentes avec les agences du système des nations unies qui concentrent une somme d’expertises, d’expériences que le gouvernement devrait davantage consulter.



















