Les économies de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) qui sortaient à peine de la crise financière et économique déclenchée par la chute des prix des matières premières de la deuxième moitié de l’année 2014, se retrouvent plongés dans un autre marasme économique, aux conséquences notoires pour le système financier.
Il s’agit de la pandémie de la Covid – 19. Selon la plupart des analystes, les effets attendus de cette crise sur les économies de la CEMAC seraient de trois ordres.
Il s’agit en premier lieu d’une dégradation importante des comptes macroéconomiques, ensuite d’une baisse des financements extérieurs et une perturbation des échanges intracommunautaires et enfin d’une fragilisation de la stabilité externe et financière.
Néanmoins, afin de réduire les effets négatifs de cette Covid-19 sur le secteur financier, plusieurs mesures ont été prises par les institutions financières sous régionales. Il s’agit entre autres, de l’allongement de la durée de déclassement des concours impayés en douteux ; de l’abaissement du volant de conservation des fonds propres des établissements de crédit ; du délai octroyé aux sociétés d’assurance en vue de se conformer aux exigences minimales de capital social.
A cela s’ajoutent la réduction du taux directeur et du taux de facilité de prêt marginal par la BEAC ; l’augmentation du montant de liquidités à injecter sur le marché monétaire et enfin l’élargissement des effets privés admis comme collatéral des opérations de politique monétaire.



















