La croissance au Congo repose essentiellement sur la variation de la production de pétrole, en l’absence d’autres ressorts véritables et, en particulier, de diversification de l’économie qui demeure un défi pour les autorités.
Autrement dit, la croissance du pays reste donc sensible aux investissements pétroliers et aux fluctuations des prix, instables ces dernières années. Malgré une évolution favorable des cours du pétrole en 2019 et une production pétrolière élevée (estimation de 338 000 barils/j), le secteur n’a pas réussi à confirmer sa dynamique.
L’année 2019 a connu ainsi une baisse de l’activité (-0,6%), les prévisions tablant pourtant sur une croissance (2%), mais qui n’aura pas été observée au cours de cette année. La croissance hors pétrole est également demeurée négative ou inférieure à 1%. En outre, de nombreux secteurs économiques sont toujours aujourd’hui en difficulté, plombés par les crises successives depuis 2014.
L’accumulation d’arriérés de paiement de l’Etat vient creuser ces difficultés, la dette commerciale intérieure publique étant non apurée. Le tissu économique local n’a pu s’extraire de la récession qu’il connait depuis 2015.
La survenue de la pandémie de Covid – 19, début 2020 a, de plus, mis à l’arrêt – tout du moins au 1er semestre – l’économie congolaise et le secteur informel qui représente une part très importante de l’activité intérieure (70-80%). Dans ce cadre, le gouvernement prévoit un net recul de l’activité du secteur hors pétrole, la demande intérieure fléchissant fortement (-41%). L’inflation se maintiendrait à des niveaux modérés (environ 2 %).



















