La représentation de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) au Gabon vient de poser un acte à l’endroit du monde carcéral de la prison central d’Oyem au nord du pays.
A la prison centrale d’Oyem, les détenus ont désormais la possibilité d’apprendre les techniques de production agricole. Cette disposition fait suite à une requête introduite par les responsables de la prison centrale de cette localité à la FAO, qui a, par la suite mis à leur disposition, une série de 30 kits agricoles et une variété de semences à cycle court.
Ce matériel est composé essentiellement de pulvérisateur à dos, de pelles, de machettes, de houes, de tuyaux d’arrosage, de brouettes ainsi qu’une variété de semences. Cette action rentre dans le cadre du programme visant à transformer les prisons en centre de réhabilitation.
A l’occasion, le lieutenant Moussavou Cyriaque, au nom du commandement en chef a remercié la FAO « pour cette aide précieuse qui va donner la possibilité aux détenus d’acquérir un savoir-faire qu’ils pourront appliquer une fois leur peine de prison terminée »
Pour la FAO, ce soutien à la formation en agriculture dans le milieu carcéral, permettra aux prisonniers de se sentir utiles, valorisés, réinsérés. Par ailleurs, précise le bureau sous régional de la FAO, « cette initiative contribuera améliorer l’alimentation des détenus et la réinsertion sociale et économique de ces derniers ». Elle vise enfin, à promouvoir le maraîchage en milieu carcéral.
Selon Huguette Biloh Essono, chargée du Programme Gabon au bureau sous régional de la FAO en Afrique centrale, cette initiative est : « l’exemple d’une activité capable de faciliter la réinsertion sociale et économique des prisonniers et ainsi atténuer les récidives de ces derniers au terme de leur rétention » a –t-elle conclu.



















