Dans sa note de conjoncture pour le dernier trimestre 2020, le ministère de l’Economie publie l’évolution des tirages sur financement du pays pour l’exercice 2020.
La principale leçon à retenir de ces décaissements est qu’ils affichent une hausse de 91,8 % en 2020, comparativement à 2019. Selon le gouvernement, cette évolution s’explique par l’accroissement simultané des tirages sur financements extérieurs et des tirages sur financements intérieurs.
En effet, indique le ministère de l’Economie, « cette hausse des décaissements sur emprunts extérieurs résulte du renforcement des décaissements multilatéraux, en lien principalement avec l’appui budgétaire du FMI et de la BAD d’une valeur de 238,9 milliards de FCFA, et commerciaux (pour la conception et la réalisation des travaux routiers) auquel s’ajoute la levée de 595,2 milliards de FCFA sur le marché financier international, nonobstant le repli des décaissements auprès des créanciers bilatéraux (France et Chine) ».
En outre, cette augmentation des tirages sur financements intérieurs est liée à la forte mobilisation des Obligations du trésor assimilables (OTA). La structure des décaissements a enregistré une amélioration des décaissements sur financements extérieurs qui représentent 70,6 % de l’enveloppe globale, soit un gain de 10,6 points.
Par rapport aux prévisions, les tirages effectués affichent un taux de réalisation de 91,4 % avec un dépassement de l’objectif fixé sur les tirages intérieurs (+59,6 points) et un objectif non atteint en matière de mobilisation des financements extérieurs (-22,4 points).




















