La norme sera désormais érigée au rang d’élément central pour le développement du secteur touristique au Gabon. Une disposition qui oblige dorénavant l’Agence gabonaise de normalisation (AGANOR) à jouer sa partition au développement du secteur.
C’est le moins que l’on puisse dire, à la suite de la séance de travail entre le ministère du Tourisme et l’AGANOR tenue ce 22 avril 2021, à Libreville. En effet, les deux parties se sont engagées à œuvrer ‘’main dans la main pour booster le secteur touristique’’ dans le pays. À l’occasion, les possibilités qui s’offrent aux deux entités pour dynamiser et encadrer le secteur ont été étudiées. Et dans ce droit fil, le Directeur général du tourisme a souligné l’importance que revêt la norme et du respect des règles dans le développement de toute activité. Et d’indiquer, « aucune activité touristique ne peut se développer en dehors de la norme et du respect des règles ».
A son tour, Nestor Ella Mintsa, Directeur de la normalisation a décliné la contribution de l’AGANOR dans le secteur touristique. Il a de ce fait souligné entre autres l’élaboration de 13 normes dont une rendue d’application obligatoire, etc. Aussi, la présentation d’un projet d’appui du secteur touristique qui comprend : la couverture normative, les programmes de certification et les programmes d’accompagnement à la promotion de la qualité. Au terme de la séance de travail, les responsables de l’AGANOR ont salué la volonté du ministère du Tourisme d’intégrer la « norme » comme élément central du développement du secteur touristique.
Il faut par ailleurs souligner que les autorités gabonaises ambitionnent de faire de ce secteur, un levier important de l’économie gabonaise. Un secteur qui n’a pas été épargné par la crise du Covid – 19 et qui ne contribue qu’à hauteur de 3% au PIB du pays. En effet, le tourisme caractérisé par sa promiscuité et ses contacts interpersonnels a été le secteur le plus durement impacté par la pandémie de Covid 19.
En 2020, l’activité s’est fortement contractée du fait de la mise en œuvre de mesures gouvernementales pour freiner la propagation de la maladie. On a ainsi enregistré un ralentissement du flux international (suite à la limitation des vols), la fermeture des hôtels, des restaurants et autres lieux de divertissements.
En conséquence, le chiffre d’affaires consolidé a chuté de 52%, de même que les autres variables de suivi d’activité. Cette baisse a tout de même été contenue par la bonne tenue des hôtels ayant signé des contrats avec les sociétés pétrolières devant faire observer une quarantaine d’une semaine à leurs agents avant leur départ vers les sites d’exploitation et au retour, conformément au protocole sanitaire dédié à leur secteur.



















