La situation liée à la crise sanitaire et économique provoquée par la pandémie de la Covid – 19, n’a pas favorisé une exécution optimale des dépenses publiques d’investissement au cours de l’année dernière au Gabon.
Au terme des douze mois de l’année 2020, les dépenses publiques d’investissement affichent une exécution de 61,9 % des prévisions, soit 235,3 milliards de FCFA. Cependant, l’objectif annuel de financement des investissements par les ressources propres a été dépassé de 28,6 points. Tandis que celui des dépenses en capital, financées sur ressources extérieures n’a pas été atteint (33,4 %).
Comparativement à l’année 2019, les dépenses d’investissement enregistrent un repli de 16,3 %. Cela, suite à la baisse conjointe des financements sur ressources propres (-16,4 %) et sur ressources extérieures (-16,3 %) compte tenu de la faible mobilisation des Financement extérieurs (Finex) au cours du premier semestre.
Dans le même temps, les charges financières de la dette arrêtées à 276,5 milliards de FCFA dans la loi de finances rectificative 2020, ont été exécutées à hauteur de 94,7 % en 2020. Par comparaison à l’année précédente, elles ont augmenté de 16,5 %, suite au renforcement du règlement des intérêts sur la dette intérieure (+6,1 milliards de FCFA) et sur la dette extérieure (+30,9 milliards de FCFA). Une situation en lien avec l’augmentation des besoins de financement et le respect des engagements irréductibles de l’Etat.
Quant aux autres dépenses exécutées, elles ont enregistré une diminution de 31,4 % à 201,4 milliards de FCFA de janvier à décembre 2020. Ce qui s’explique essentiellement par le repli des « prêts nets y compris prise de participations » et des dépenses relatives à la CNAMGS, nonobstant le renforcement des dépenses du Fonds national pour le développement du sport (FNDS) et des dépenses liées à l’entretien routier (FER).



















