Le PDG de l’Agence française de développement (AFD), Rémy Rioux a pris part à la 53e session de la Commission économique pour l’Afrique qui se tenait du 17 au 23 mars 2021 à Addis-Abeba en Ethiopie.
A l’occasion de cette rencontre, Rémy Rioux a pris la parole lors d’une table ronde de haut niveau sur la gestion de la dette et de la liquidité, et le rôle du secteur privé. Notamment sur la question de savoir comment les partenaires internationaux et les institutions financières peuvent au mieux, soutenir le financement de la relance de l’Afrique. Précisément en ce qui concerne une nouvelle émission et distribution de droits de tirage spéciaux du FMI et l’extension possible, de l’Initiative de suspension de la dette du G20 (DSSI).
Un sommet sur le financement des économies africaines avec de fortes attentes
A l’occasion, M. Rioux a annoncé la tenue d’un importante rencontre sur le financement des économies africaines, le 18 mai 2021. Pour ce sommet a-t-il précisé, «Vera Songwe y est fortement impliquée et elle présentera des propositions au nom de la CEA. Cela fait suite à une déclaration faite par le président Macron en 2020 ». Pour ce sommet, M. Rioux indique espérer que des progrès seront réalisés et que des décisions seront prises concernant la mise en place du cadre commun sur la dette.
Tout comme peut-être également sur la DSSI et sur la restructuration de la dette. « Un certain nombre de propositions viennent d’être avancées, il y a donc beaucoup de choses sur la table, et cela devrait conduire à la réforme de la gouvernance financière afin de s’assurer que la dette en Afrique devienne soutenable sur le long terme, et nous devons faire bien sûr, nous parlons de 350 milliards de dollars nécessaires d’ici la fin de 2023. Nous devons donc en libérer une part importante le plus rapidement possible », a reconnu Rémy Rioux.
S’assurer de bons financements
Sur la question liée aux liquidités, selon lui, l’AFD s’assure toujours qu’elle finance les bons investissements. « Ils financeront les importations, ils contribueront aux dépenses publiques dans certains pays, mais je veux me concentrer sur les investissements publics et le renforcement des mécanismes financiers en ce qui concerne le secteur privé. En novembre de l’année dernière, et nous avons obtenu l’aide de la CEA pour cela, ils ont apporté une contribution spécifique au rôle des banques publiques de développement en Afrique, et je pense que nous devons saisir cette opportunité maintenant. Nous devons être très ambitieux et nous devons renforcer les institutions financières africaines afin de pouvoir financer la lutte contre le changement climatique et l’éradication des inégalités », a-t-il déclaré.
Agenda climatique
Après avoir défini l’agenda climatique en 2015, l’AFD se concentre désormais sur les développements durables. Cela en partenariat avec les gouvernements, les banques publiques, et les banques régionales, par exemple la Banque régionale africaine de développement. M. Rioux indique d’ailleurs à cet effet qu’il existe 94 banques de ce type qui fournissent 28 milliards de dollars d’investissements chaque année. De son avis, « ces instruments doivent être mobilisés pour le secteur privé, et ils doivent combler les déficits de financement qui existent à l’heure actuelle afin que nous puissions apporter une aide aux micro-entreprises et aider les PME, leur apporter une aide plus rapide. C’est donc le travail des IFD. Il existe de tels organismes en Afrique. Nous devons les renforcer ».
Logement social
Sur le volet logement social, l’AFD va concentrer sur le développement de l’emploi et le développement de la croissance en Afrique. « Nous avons travaillé avec les ministres et je saurai leur céder la parole afin qu’ils puissent parler de la manière dont nous allons puiser et créer de nouvelles ressources au cours des prochaines semaines pour atteindre les objectifs que je viens de mentionner », a conclu le PDG de l’AFD.



















