Les responsables de la Société autoroutière du Gabon (SAG) viennent de rassurer le gouvernement sur la réalisation du projet routier, la Transgabonais. Une manière pour ces derniers, de tordre le coup aux nombreuses allégations, distillées ces deniers temps, sur le financement de ce méga chantier. C’était à la faveur d’une réunion de travail entre le gouvernement et principalement, l’entreprise adjudicataire, la SAG, présidée par le PM, Rose Christiane Ossouka Raponda, ce 11 mars 2021 à son cabinet.
L’impact du la pandémie mondiale du Covid-19
Lors de cette rencontre, les administrateurs de la SAG a indiqué que la période perçue comme calme, leur a permis de faire rentrer son matériel au Gabon en provenance de l’extérieur. Ainsi, selon ladite société, «’il n’y a pas de problème lié au financement ». Dans ce droit fil, au sortir de la réunion, le ministre des Travaux publics, de l’Equipement et des Infrastructures, Léon Armel Bounda Balonzi, a tenu lui aussi à recadrer les choses.
« Nous avons fait le tour de la question afin de savoir où nous en sommes », a-t-il indiqué. Il en est de même des responsables de la Société autoroutière du Gabon qui, « d’un point de vue financier, ont rassuré qu’il n’y a pas de problème à ce niveau. ». Avant tout de même d’admettre «qu’il y a eu un « petit retard » qui a tout de même été mis à profit « pour permettre au partenaire de faire venir son matériel au Gabon. ». En effet, la pandémie mondiale du Covid-19 a ralenti le secteur des transports maritimes comme bien d’autres.
Des acquis significatifs
Léon Armel Bounda Balonzi a dans cette foulée annoncé que « la base vide de l’entreprise est déjà effective sur le chantier au niveau du point kilométrique (PK) 50, en ce moment ». Ajoutant au passage « que c’est au même endroit, que la société commise pour la réalisation de la Transgabonaise a installé son unité de concassage. Aussi, relève le membre du gouvernement, « le partenaire a résorbé des points singuliers notamment sur le point Pont d’Ebel où la circulation est maintenant fluide. »
L’impératif de rattraper le temps perdu
Selon le chronogramme établit pour ce chantier, « De façon pratique, les travaux s’effectueront par sections. Celle qui a fait l’objet de l’appel d’offre est par ailleurs le segment partant du PK24 jusqu’au PK105 de la route nationale. Mais, dans un premier temps, les opérations iront du PK50 au PK75. Du PK75 au PK105 par la suite et s’achèveront du PK24 au PK50. Tel est le schéma des opérations de SAG qui a commencé à faire des travaux « préparatoires » sur les points 50 et 75. « Beaucoup d’ateliers travailleront de façon concomitante sur l’ensemble du tronçon » afin de rattraper le temps perdu, a souligné le membre du gouvernement.
Il a enfin réitéré les assurances du gouvernement sur la réalisation de ce projet. « Le gouvernement rassure les populations que ce projet sera suivi de façon minutieuse. ». Et qu’en plus, «Sa communication consiste également à les prévenir qu’elles seront touchées sur leurs installations car le respect des standards internationaux en matière de construction routière pourrait l’obliger à certains niveaux. » Il s’agira de leur faire comprendre l’intérêt du projet car « il en va de notre intérêt à tous » a-t-il conclu.



















