De concert avec la communauté internationale, le Gabon célèbre, ce 8 mars 2021, la Journée internationale des droits des femmes. Occasion idoine pour le pays, de faire le point sur les avancées nationales en matière de droits des femmes et d’égalité. Mais également, de mesurer l’étendue du travail à fournir pour un monde plus juste et équilibré en matière d’approche genre.
Cette année, les manifestations mettent l’accent sur les injustices persistantes autant que sur la précarisation de la condition féminine pendant la crise sanitaire. Evidemment, dans ce cadre, le pays d’Ali Bongo a de solides arguments à faire valoir. Son leadership est bien réel dans la région d’Afrique subsaharienne, en matière de promotion des droits des femmes et d’égalité femmes-hommes. Lequel leadership se retrouve également en matière de défense de l’environnement et de lutte contre le réchauffement climatique.
Les données sont illustratifs de la situation : 1/3 des membres du gouvernement sont des femmes; certains des principaux postes de la République sont aux mains des femmes ( Primature, Présidence du Sénat, du Conseil constitutionnel…), avec une accélération ces dernières années. Sur les 15 sénateurs récemment nommés, sept, soit pratiquement la moitié sont des femmes. Dans la haute fonction publique, la donne est également révélatrice de la promotion de la gente féminine dans le pays. Les nominations aux plus hauts postes sont désormais paritaires. Il en est de même pour les postes de commandement où l’on retrouve plusieurs femmes aux postes de gouverneurs de province.
Selon les autorités gabonaises, ce leadership s’explique à la fois, « d’une part, par un volontarisme politique au haut plus haut niveau mené par le président de la République, Ali Bongo, qui a fait du droit des femmes, de la lutte contre les discriminations liées au genre et de l’éradication des violences contre les femmes l’une de ses grandes priorités. C’est pourquoi il a décrété les années 2015-2025 « Décennie de la femme ».

Ce leadership se traduit d’autre part, par l’activisme de la société civile, très mobilisée à l’instar de la Fondation Sylvia Bongo Ondimba (FSBO) qui a supervisé l’élaboration d’une Stratégie en matière de de promotion des droits de la femme et de a réduction des inégalités entre les femmes et les hommes. C’est cette stratégie, remise fin septembre dernier au président de la République, Ali Bongo qui donne lui aujourd’hui à une nouvelle impulsion.
Mais, en dépit d’énormes avancées et du fait que le Gabon soit parmi les trois pays d’Afrique subsaharienne, les plus exemplaires, Ali Bongo souhaite aujourd’hui aller plus loin. Cette détermination a été réitérée à l’occasion, de la célébration de la présente Journée internationale des droits des femmes. En matière de d’égalité femmes-hommes, il souhaite non seulement, une égalité de jure, en droit, mais également de facto, dans les faits. C’est ce qu’il a indiqué sur sa page Facebook https://www.facebook.com/alibongoondimba/posts/3951827224838430.
Malgré d’importants progrès, du chemin reste à faire, comme le montre certains chiffres : une Gabonaise sur deux entre 15 et 19 ans, subit une grossesse précoce ; 78 % des Gabonaises deviennent élèves-mères à 19 ans ; 90 % des victimes de violences sexuelles sont des femmes ; 83 % des victimes de violences économiques sont des femmes, enfin, les femmes sont deux fois plus touchées que les hommes par le VIH.



















