Au Gabon, du fait de la faible densité de population en zones rurales, les populations fauniques notamment des espèces communément consommées pour leur viande restent encore relativement bien préservées.
Mais en l’absence d’une régulation efficace des prélèvements, la durabilité des ressources pourrait être compromise et la sécurité alimentaire des populations se dégrader. Dans ce contexte, la FAO et ses partenaires du SWM Programme travaille avec le ministère des Eaux, des Forêts, de la Mer et de l’Environnement à développer et tester un modèle de gestion communautaire durable de la chasse pouvant approvisionner une filière courte et légale de viandes d’espèces sauvages à même de renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle et de préserver les moyens d’existence des populations locales et autochtones, tout en garantissant la préservation durable des ressources fauniques et la conservation des espèces les plus vulnérables à la chasse.
Depuis trois ans déjà, les travaux du SWM Programme dans le département de Mulundu, autour de Lastoursville, ont permis de dresser un diagnostic approfondi des pratiques de chasse et de pêche et de l’état des ressources fauniques dans la zone en partenariat avec plusieurs dizaines de chasseurs avec lesquels une relation de confiance s’est établie. Les pratiques de consommation de viandes sauvage et domestique ont été analysées.
Une analyse approfondie des différentes sources du droit (droit statutaire national et international, et droit coutumier) de tous les secteurs pertinents pour la gestion durable de la faune (faune, forêt, chasse, pêche, élevage et santé animale, foncier) et de leur application a également été menée afin de déceler leurs forces, faiblesses et incohérences.
Toutes ces informations sont maintenant utilisées pour construire avec les services publics et les opérateurs privés (exploitants forestiers) concernés, ainsi que les communautés partenaires, le modèle ciblé et les outils pratiques de sa mise en œuvre. A terme les résultats du SWM Programme devraient pouvoir fournir des éléments pour alimenter le dialogue politique et les réformes juridiques qui pourraient permettre une mise à l’échelle de tout ou partie de ses résultats.



















