Avec un score de 67,7, la sous-région, Afrique centrale à l’instar de celle de l’Ouest, affiche des indices légèrement inférieurs à la moyenne de l’Afrique subsaharienne qui est 69,9.
Ces données viennent d’être fournies par la Banque mondiale. C’est à la faveur d’une Conférence régionale consacrée au lancement de son rapport 2020, portant sur les défis et opportunités pour l’autonomisation économique des femmes en Afrique de l’Ouest et centrale, qui se déroule ces 30 et 31 janvier 2020 à Libreville.
Au-delà de ce principal enjeu, la rencontre avait également pour but de partager les conclusions régionales dudit rapport, et de discuter des questions ayant un impact sur la participation économique des femmes.
Tendances des scores
Selon les termes dudit document, sur l’échiquier international, le score mondial moyen qui est de 75,2, démontre que les femmes ont environ les trois quarts des droits reconnus aux hommes dans les domaines couverts par l’indice.
Par contre, au niveau de l’Afrique centrale, seuls la République démocratique du Congo et Sao Tomé-et-Principe, sont parmi les 10 économies qui ont affiché le plus de progrès à l’échelle mondiale.
Parmi les 25 économies des sous- régions sous-revue, le Cap Vert et Sao Tomé-et-Principe enregistrent les deux meilleurs scores avec 86,3 chacun. Néanmoins, les scores les plus bas sont ceux de la Mauritanie (45,6) et de la Guinée-Bissau (42,5).
Quelques avancées
Les économies des deux sous-régions ont en moyenne, de bons résultats dans les domaines de la mobilité (80,0) et de la retraite (88,0). L’ensemble des 25 économies n’enregistrent aucune restriction juridique sur la capacité des femmes à voyager à l’extérieur du pays ou à quitter leur domicile.
Cependant, dans six d’entre eux, tels que le Bénin, le Cameroun et le Mali, entre autres, le processus d’obtention de passeport n’est pas égal pour les hommes et les femmes.
En moyenne, des défis importants demeurent dans les domaines de la Parentalité (50,4) et de la Rémunération (51,0). Par exemple, le Burkina Faso, la République du Congo, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Tchad sont parmi les 17 économies de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale qui interdisent aux femmes de travailler dans certaines industries.
En outre, dans le domaine du mariage (61.6), 11 économies dans ces deux régions, tels que le Gabon, le Guinée, la Guinée équatoriale, le Niger et le Togo, n’ont pas de lois contre la violence domestique.





























