À la suite du contre-choc pétrolier de grande ampleur de 2016 qui avait entraîné une baisse du PIB de la CEMAC de 1,5%, les six pays de la sous-région ont adopté, lors de la réunion des chefs d’État à Yaoundé en décembre 2016, une stratégie régionale de sortie de crise et convenu de la mise en œuvre coordonnée de programmes d’ajustement. Trois ans après, avec l’appui de la Direction générale du Trésor français, notre rédaction est revenue sur cette initiative qui était censée requinquer le ‘’grand malade’’.
Le soutien du FMI
Entre juillet 2016 et juillet 2019, cinq d’entre eux ont ainsi signé avec le FMI un accord avec financement (dont l’un en juillet 2019), la Guinée équatoriale ayant signé pour sa part un accord sans financement. L’ajustement budgétaire par une meilleure mobilisation des ressources fiscales et la réduction de la dépense publique ont entraîné une nette amélioration des soldes publics et de la balance des biens et services (passés respectivement entre 2017 et 2018 de – 4% à – 0,3% et de – 1,2% à + 2,6%), contribuant à stabiliser les réserves de change.
Retour de la croissance
Les institutions communautaires, notamment la Banque centrale, jouent un rôle essentiel dans cette politique d’ajustement, en particulier par le main‑ tien en 2018 d’une politique monétaire assez restrictive visant à consolider les réserves de change communautaires. La région a renoué avec la croissance en 2018, estimée à + 1,6%, à la faveur de la hausse des prix du baril de brut et de la production d’hydrocarbures.
Le raffermissement de la croissance devrait se poursuivre dans les prochaines années, mais elle reste encore très en deçà de la moyenne de l’Afrique subsaharienne et a fortiori de ce qui serait nécessaire pour un véritable décollage économique.
Persistance des problèmes structurels
La CEMAC continue en effet de faire face à des problèmes structurels, tels que la faible diversification de l’économie, l’accès limité à l’éducation et un environnement des affaires fragile, d’une part, et un risque sécuritaire élevé, principalement au Tchad, en Centrafrique et au Cameroun, d’autre part.






























