Avec un indice de 78 %, le Gabon arrive à la 10e place des pays africains disposant d’un indice de fragilité très élevé élevé.
Dans son panorama, intitulé ‘’Risques politiques en Afrique : la température monte’’, la Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur (Coface) met en lumière le spectre des risques politiques qui plane sur l continent.
Dans cette évaluation, l’assureur français prend en compte deux principales catégories de risques : le risque sécuritaire, qui comprend les conflits et le terrorisme et le risque découlant de la fragilité politique et sociale, qui comprend aussi le populisme.
S’agissant du Gabon, avec un score de 62 %, le pays arrive au cinquième rang des pays africains disposant du score de l’indice de risque social le plus élevé. Il est ainsi devancé par la Libye 73 %, le Soudan 71 %, Djibouti 64 % et l’Algérie 63 %.
Au niveau du bloc ‘’pressions’’, il totalise 66 % avec une 15e place continentale tandis qu’au niveau de la catégorie ‘’instruments’’, avec un score de 56 %, pour une huitième place continentale.
Ce classement révèle également que l’indice de fragilité du Gabon se situe à 78 %, ce qui fait du pays le 10e pays du continent à surveiller de près, après l’Erythrée 91 %, la République démocratique du Congo (RDC) 88 %, le Cameroun 87 % 3, la République du Congo 87 %, le Tchad 86 %, l’Ethiopie 85 %, l’Angola 82 %, l’Ouganda 81 % et la République centrafricaine (RCA).
Les éléments évoqués par Coface sur ce classement du Gabon sont entre autres : la récente tentative de coup d’État du 7 janvier dernier, la maladie du président de la République, Ali Bongo Ondimba, les récents cas de coupure d’internet lorsque le climat politique s’est tendu sortir de l’élection présidentielle de 2016.
Il est à noter qu’en Afrique subsaharienne, malgré la progression enregistrée, seuls l’Afrique du Sud, Maurice, le Cap Vert et le Gabon ont des scores « instruments » supérieurs à la moyenne mondiale pour l’indicateur relatif aux instruments de la mobilisation.





























