Budgétisées à 1 206,7 milliards de FCFA dans la loi de finances initiale 2019, les dépenses de fonctionnement ont été exécutées à hauteur de 522,0 milliards de FCFA entre janvier et juin 2019, soit un taux de réalisation de 43,3%.
Comparativement au premier semestre de 2018, les dépenses de fonctionnement sont en repli de 11,6%. Cette évolution s’explique par la diminution conjointe des dépenses de personnel, des dépenses en biens et services ainsi que des dépenses de transferts et subventions.
Dépenses du personnel
En effet, exécutées à hauteur de 346,1 milliards de FCFA, soit un taux d’accomplissement de 51,4% de la dotation de la loi de finances, les dépenses du personnel sont une baisse de 5,4% (soit -19,9 milliards de FCFA). Cette baisse s’explique par le reflux de la solde permanente, de la diminution du traitement de la main d’œuvre non permanente (-10,7 milliards de FCFA) malgré l’accroissement des autres dépenses de personnel (+0,7 milliard de FCFA), en lien avec les mesures gouvernementales de maîtrise de la masse salariale.
Dépenses en biens et services
Sur une dotation de 288,5 milliards de FCFA, les dépenses en biens et services se sont établies à 76,0 milliards de FCFA, soit un taux d’exécution de 26,3%. Ce titre est en diminution de 25,8% comparativement au niveau atteint au premier semestre 2018, du fait de l’abaissement des dépenses relatives à la consommation de l’électricité et de l’eau (-3,6 milliards de FCFA), de la contraction des dépenses liées aux autres biens et services (-22,8 milliards de FCFA) et de la stabilité des dépenses relatives à l’utilisation du téléphone et de l’internet.
Les transferts et les interventions
Les dépenses réalisées au titre des transferts et interventions affichent une exécution à hauteur de 99,9 milliards de FCFA. Soit un taux de réalisation de 40,7% de l’autorisation budgétaire. Elles sont en replie de 18,1% suite à la baisse simultanée des autres transferts et interventions (-6,5 milliards de FCFA) et du soutien des prix des carburants (-5,7 milliards de FCFA) ainsi que de la non alimentation du fonds de sécurité.




























