A la fin du mois de décembre 2018, les dépenses budgétaires cumulées de l’Etat gabonais ont enregistré une hausse de 1,3% pour se situer à 1 784,4 milliards de FCFA, indique le ministère de l’Economie.
Hors paiement des intérêts de la dette publique, les dépenses budgétaires constituées des dépenses de fonctionnement, des dépenses d’investissement et des autres dépenses ont également augmenté de 1,1% pour s’établir à 1 559,9 milliards de FCFA.
Les dépenses de fonctionnement
Budgétisées à 1 215,3 milliards de FCFA dans la loi de finances rectificative 2018, les dépenses de fonctionnement ont été exécutées à hauteur de 86,0% au terme de l’année 2018. Par comparaison à l’année précédente, elles ont baissé de 5,3% pour s’établir à 1 045,1 milliards de FCFA ; ceci en raison de la baisse des dépenses en personnel, des dépenses en biens et services et des transferts et subventions.
Les dépenses de personnel ont été exécutées à hauteur de 701,0 milliards de FCFA, soit un dépassement de 9,9 points de la dotation budgétaire. Toutefois, comparativement à l’année précédente, les dépenses de personnel ont baissé de de 4,3%, du fait de la maîtrise de l’évolution de la solde permanente (-1,2%), de la diminution du traitement de la main d’œuvre non permanente (-10,8%) et de la contraction des autres dépenses en personnels (-55,4%), en lien avec les mesures gouvernementales sur la maitrise de la masse salariale.
Sur une dotation annuelle de 315,1 milliards de FCFA, les dépenses de biens et services se sont établies à 139,6 milliards de FCFA au terme des douze mois de l’année 2018, soit un taux d’exécution de 44,3%. Ce titre est en baisse de 16,6% comparativement à 2017 suite à la diminution des dépenses des autres biens et services (-11,7%).
Les dépenses réalisées au titre des transferts et interventions ont été exécutées, à hauteur de 219,4 milliards de FCFA. Soit un taux de réalisation de 84,6% de l’autorisation budgétaire. Elles ont baissé de 5,1% suite à la diminution des subventions (-44,8 milliards de FCFA), du soutien aux prix au carburant (-6,8 milliards de FCFA) et des ressources allouées au Fonds de sécurité/souveraineté (-176,6 millions de FCFA) malgré l’accroissement des autres transferts et interventions (+40,0 milliards de FCFA).
La charge de la dette
Arrêtées à 232,0 milliards de FCFA dans la loi de finances rectificative 2018, les dépenses relatives à la charge de la dette ont été exécutées à hauteur de 96,8% au terme de l’année.
Comparativement à l’année précédente, elles ont augmenté de 2,5% à 224,5 milliards de FCFA du fait de l’accroissement du règlement des intérêts sur la dette intérieure (+15,3%) nonobstant la diminution du règlement de ceux liés à la dette extérieure (-4,8%).
Les dépenses d’investissement
Les dépenses d’investissement exécutées ont augmenté de 86,6% soit 247,7 milliards de FCFA en 2018. Cette amélioration résulte de l’accroissement du financement sur ressources propres (+21,5%) et de la mobilisation des financements sur les ressources d’emprunt extérieures (+153,8%).
Les dépenses en capital enregistrent ainsi un taux d’exécution de 70,2% par rapport au plafond arrêté dans la loi de finances rectificative 2018 ; ceci malgré le dépassement du montant prévisionnel des tirages sur financements extérieures (+57,2 milliards de FCFA).
Les autres dépenses
Les autres dépenses ont été exécutées à hauteur de 267,1 milliards de FCFA en 2018 contre 278,8 milliards de FCFA une année plus tôt. Leur diminution s’explique essentiellement par le repli conjoint des fonds alloués au Fonds d’entretien routier (FER) et au Fonds national pour le développement du sport (FNDS) malgré la consolidation du poste « Prêts nets y compris prise de participation ».
Alexandre Le-grand






























