Le Gabon a enregistré une baisse du flux d’Investissements directs étrangers (IDE) en 2018, par rapport à l’exercice 2017. Il est ainsi passé d’environ 899 milliards FCFA en 2017, à 508 milliards FCFA en 2018.
Cette performance indique-ton, est tributaire de la situation socio-économique et politique qu’a traversé le pays. Elle illustre également la tendance baissière que connait la sous région Afrique centrale dans l’ensemble. En effet cette partie de l’Afrique a vu son flux d’IDE passer de 5 461, 2 milliards FCFA en 2017, à 5 310 milliards de FCFA en 2018.
Mais dans l’ensemble, le continent s’en sort mieux par rapport aux autres région du monde. Les flux d’IDE à destination de l’Afrique ayant atteint 27 541, 2 milliards FCFA au cours de la période sous-revue, contre 24 834 milliards de FCFA en 2017, soit une augmentation de 9,4 %.
Autrement dit, selon la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), dans son World Investment Report 2019, l’Afrique a échappé au déclin mondial des investissements directs étrangers (IDE). La demande croissante de certains produits de base et la hausse correspondante de leurs prix est à l’origine de cette hausse. Tout comme, la croissance des investissements non axés sur la recherche de ressources dans quelques économies sont
Alors que les IDE dans certaines grandes économies du continent – telles que le Nigeria et l’Égypte – ont diminué, cette hausse a été compensée par une augmentation des flux d’aide vers d’autres pays, principalement l’Afrique du Sud.
Toutefois, l’on fonde un certain optimisme sur l’Accord sur la zone de libre-échange continentale africaine (AfCFTA) pour renforcer la coopération régionale. Ceci, conjugué aux perspectives de croissance optimistes, est de bon augure pour les flux d’IDE vers le continent, souligne le Secrétaire général de la CNUCED, Mukhisa Kituyi.
Inverser la tendance
Selon l’analyse de la CNUCED, les entreprises multinationales des pays en développement étendent leurs activités en Afrique, mais les investisseurs des pays développés restent les principaux acteurs.
D’après les données recueillies jusqu’en 2017, la France reste le plus gros investisseur en Afrique, même si son stock d’investissements est resté pratiquement inchangé depuis 2013, suivi des Pays-Bas, des États-Unis, du Royaume-Uni et de la Chine.
La demande croissante et la hausse correspondante du prix des produits de base, dont l’Afrique est un producteur clé, devraient soutenir les flux d’IDE vers le continent en 2019. Une intégration régionale plus étroite, facilitée par l’Accord bilatéral de coopération économique, peut également attirer d’autres flux d’IDE.
Bien que les investissements dans le secteur manufacturier et les services soient susceptibles de se maintenir, ils devraient se limiter à quelques pays d’Afrique du Nord et du Sud et aux nouveaux centres de fabrication en Afrique de l’Est.






























