Après deux ans de mise en œuvre, le projet « Des Classes Vertes pour une production innovante, ludique, éducative et nutritive » mis en œuvre au Cameroun, au Congo et au Gabon a impacté 6121 élèves et lycéennes et a permis de produire 3,5 tonnes de fruits et légumes frais.
C’est ce qui ressort du point de presse animé par le Coordonnateur du Bureau Sous-régional de la FAO pour l’Afrique centrale, Héder Muteia au terme de l’atelier de clôture dudit projet. En effet, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a financé et mis en œuvre entre 2018 et 2020 au Cameroun, au Congo et au Gabon, le projet « Des Classes Vertes pour une production innovante, ludique, éducative et nutritive ».
Cette initiative pilote vise à promouvoir des techniques innovantes de production auprès des jeunes en milieu scolaire et dans les communautés, tout en mettant l’accent sur la valeur nutritive des aliments et leur impact sur l’état nutritionnel.
Aussi, les Classes Vertes contribuent à soutenir les efforts nationaux pour susciter des vocations dans les métiers de l’agriculture en introduisant chez les jeunes, les notions de base de productions agricoles à travers des méthodes agrobiologiques.
Les classes vertes sont donc des classes « d’apprentissage » où sont produits divers aliments nutritifs avec une visée ludique et éducative. Les élèves, le corps enseignant et les familles établissent ainsi le lien entre la culture des fruits et des légumes et les régimes alimentaires sains.
Le Coordonnateur du Bureau Sous-régional de la FAO pour l’Afrique centrale et Représentant de la FAO au Gabon et Sao Tome et Principe, s’est dit satisfait des résultats du projet. « Au total, près de 300 personnes, dont les enseignants, des agents d’agriculture et professionnelle de la santé et nutrition ainsi que les parents d’élève dans chaque pays ont été ainsi formées sur l’agriculture et les systèmes alimentaires sensibles à la nutrition – combinant les techniques de production par les micro-jardins et la nutrition – pour pouvoir à leur tour former 6121 élèves et lycéens (1714 au Cameroun, 1407 au Congo et 3000 au Gabon). Au cours de l’année scolaire 2019-2020, plus de 3,5 tonnes de fruits et légumes frais ont été produits grâce aux Classes Vertes » a-t-il déclaré.
Aussi, il a remercié l’ensemble de parties prenantes impliquées dans la mise en œuvre de cette initiative. « Tout ceci a été rendu possible grâce à la collaboration entre les différentes parties prenantes dans les trois pays, notamment les ministères en charge de l’Agriculture, de l’Education et de la Santé, la FAO, l’UNICEF, l’OMS, l’UNESCO et le PAM » a souligné Héder Muteia.
Au niveau sous-régional, un manuel de formation sur les techniques innovantes de production et de nutrition a été élaboré et publié. Cet outil didactique destiné aux enseignants, aux techniciens agricoles et à la société civile pour la promotion des ‘’Classes Vertes’’ en générale et des micro-jardins en particulier, permet de capitaliser les expériences et leçons apprises durant la mise en œuvre du projet, mais également d’assurer la pérennisation et la bonne appropriation des acquis par les différentes parties prenantes. Il faut également noter qu’au Cameroun et au Congo, les notions de Classes Vertes ont été intégrées dans les curricula de formation des écoles, au Gabon le processus est en cours.
Les expériences des établissements bénéficiaires du projet ont fait ressortir par exemple au Cameroun, la mise en place d’une journée dénommée “Vendredi salade” grâce à la production des jardins scolaires classes vertes. Ceci a permis à l’établissement d’avoir une baisse d’absentéisme des apprenants, de même qu’une réduction des problèmes de santé récurrents des apprenants que faisait face l’établissement.
Héder Muteia a enfin souligné« qu’une partie des productions issues des Classes Vertes a servi dans les cantines scolaires au niveau du Congo et que certaines écoles ont vendu une partie de leur production afin de pouvoir racheter des intrants et matériels pour la poursuite des activités de production ».
Avec la FAO





























