Alors que les recettes non pétrolières sont restées relativement stables, les recettes pétrolières sont, quant à elles, passées de 17,5 % du PIB en 2012 à 7,1 % en 2015, indique une étude de la Banque mondiale.
Parallèlement, les recettes non pétrolières sont restées globalement stables à environ 14 % du PIB, malgré l’adoption d’importantes réformes génératrices de recettes, telles que la mise en place de la plateforme électronique de déclaration et de paiement des impôts « e-tax », la mise à jour des systèmes d’information des services douaniers, et une augmentation de la fréquence des contrôles physiques douaniers.
Ainsi, les recettes totales sont passées de 30,2 % du PIB en 2013 à 21,1 % en 2015. Les recettes totales ont encore diminué en 2016 pour atteindre 17,1 % du PIB et devraient légèrement augmenter pour atteindre 17,6 % en 2017, dès lors que les cours du pétrole se redressent légèrement.
La hausse des recettes non pétrolières prévue en 2017, notamment grâce aux mesures préconisées dans le Plan de relance économique, ne s’est pas concrétisée.
Au lieu de cela, les recettes non pétrolières ont diminué de 2 points de pourcentage du PIB entre 2016 et 2017, en partie à cause des grèves du personnel des services fiscaux et douaniers, qui ont perturbé la perception des recettes.
La croissance des recettes a également été négative, négligeable ou à peine positive durant la période 2013-2015 pour la plupart des pays de référence membres de la CEMAC et ceux ne faisant pas partie de la CEMAC.
Le ratio recettes fiscales / PIB du Tchad a diminué de près de moitié, tandis que celui de la République du Congo a chuté de 40,7 %, celui de l’Équateur de 15,3 % et celui de la Malaisie de 7,9 %. Le ratio recettes fiscales / PIB de la Guinée équatoriale est resté à environ 25 % du PIB, puisque les recettes et le PIB ont tous les deux enregistré une forte baisse, tandis que celui du Cameroun oscillait autour des 18 %.
Parmi les exceptions, on retrouve la Côte d’Ivoire et la République centrafricaine (RCA), qui sont toutes les deux sur le point de se remettre d’un conflit, et l’Afrique du Sud et le Botswana, qui font partie des économies les plus performantes de la région.
La croissance des recettes de la RCA s’élevant à plus de 70 % a été particulièrement robuste, bien que cela soit principalement dû au faible niveau de départ résultant de plusieurs années de conflit violent et d’instabilité politique.
Le ratio recettes / PIB du Botswana a augmenté de 12,2 %, tandis que l’Afrique du Sud a également connu une croissance positive des recettes, qui a été soutenue par des améliorations au niveau des réformes de l’administration fiscale et des réformes de la politique des impôts sur le revenu des personnes physiques.
Alexandre Le-grand





























