C’est l’une des principales observations faites par le Comité de politique monétaire (CPM) de la BEAC, lors de sa troisième réunion de l’année, tenue le 30 septembre dernier.
Selon cette instance, les effets de la crise sanitaire liée à la Covid-19, conjugués avec le recul des cours des principaux produits exportés par les pays de la CEMAC, n’ont commencé à se manifester qu’à partir du début du deuxième trimestre 2020 sur le plan régional.
En conséquence, l’économie de la sous-région est entrée en récession au deuxième trimestre 2020, du fait principalement des décisions liées au respect strict des mesures barrières contre la COVID-19 dans les Etats membres et leurs partenaires, à la fermeture des frontières et à la perturbation des relations commerciales sur le plan international. Toutefois, prévient le CPM, les effets de cette crise sur la situation des finances publiques et des comptes extérieurs ne sont pas encore pleinement appréhendés.
Au deuxième trimestre 2020, les finances publiques se seraient dégradées. De leur côté, les comptes extérieurs se seraient relativement redressés sur la période sous revue, du fait principalement de l’ajustement des importations dans l’ensemble des pays de la CEMAC. En outre, les créances nettes sur les États et les avoirs extérieurs nets demeurent les principales sources de la création monétaire au second trimestre 2020.
Quant aux réserves de change, elles se sont consolidées pour se situer à 4 682,7 milliards à fin juillet 2020, contre 4 272,6 milliards un an plus tôt, en augmentation de 9,6 % et représentant environ 4,2 mois d’importations des biens et services. Le taux de couverture extérieure de la monnaie est passé de 66,21 % en juillet 2019 à 68,69 % un an plus tard.




























