Au quatrième trimestre 2020, la plupart de secteurs liés au commerce n’augure point de perspectives reluisantes.
Le premier concerné celui des activités de vente, location de véhicules et de pièces détachées. L’activité devrait demeurer morose, en lien avec une demande en berne, illustrant le pessimisme des entreprises privées et l’austérité des orientations budgétaires des différents gouvernements de la CEMAC, non compensée par l’embellie de l’achat par l’Etat du matériel roulant dans le cadre de la lutte contre la Covid-19.
Quant au commerce de gros et de détail des biens d’investissement et d’équipement, l’on table sur une contraction des activités, eu égard à la baisse de la demande des biens durables dans l’ensemble des pays en raison de la conjoncture défavorable, en particulier au Congo.
A l’inverse du précédent, les perspectives du commerce de gros et de détail des biens de consommation courante s’annoncent plutôt globalement favorables. Grâce notamment au regain de vigueur de la demande intérieure liée aux dépenses de rentrée scolaire ainsi qu’aux fêtes de fin d’année. L’amélioration progressive de l’activité hôtelière et de la restauration devrait par ailleurs accentuer cette dynamique.
En dépit des difficultés relevées par certains opérateurs relativement à l’activité de contrebande, les perspectives du commerce de produits pétroliers et de gaz domestique s’annoncent favorables, grâce à une reprise de la demande des opérateurs de transport suite à la levée progressive des mesures sanitaires.
Le commerce de produits pharmaceutiques table quant à lui sur une relative solidité de l’activité, dans un contexte marqué par une politique sanitaire active de riposte contre la Covid-19. De leur côté, les opérateurs au Cameroun continueraient de tirer profit de la Covid-19 en satisfaisant localement la production des gels hydro-alcooliques.





























