Au terme du premier trimestre 2020 – soit avant la propagation de la crise sanitaire dans la CEMAC – sur la base des informations recueillies auprès des opérateurs économiques, l’offre serait globalement restée dynamique en zone CEMAC.
A l’origine de cette embellie, les performances des activités non pétrolières qui n’auraient que faiblement pâti des effets importées des mesures de lutte contre le Covid-19. Eu égard aux activités des branches, cette performance serait principalement tributaire de trois principaux facteurs : les services marchands, les branches agricoles et les industries manufacturières.
Les services marchands
Le dynamisme de ce secteur serait en lien avec les bonnes performances des télécommunications dans la plupart des pays, du transport aérien et de l’hôtellerie, notamment au Cameroun, des activités commerciales et des télécommunications dans la plupart des pays, en relation avec la montée en puissance des services de paiement mobile (Mobile Money), du commerce en ligne, de la téléphonie mobile liés à la 4G ainsi que de ceux des fournisseurs d’accès internet, suite au déploiement des réseaux à fibre optique.
Les branches agricoles
La bonne tenue des activités dans les branches agricoles a été un atout majeur pour l’économie sous-régionale. Notamment du fait, entre autres, du maintien de la vitalité des cultures vivrières et de rente, notamment au Gabon avec la montée en puissance d’Olam, et des externalités positives sur l’agriculture vivrière, du rebond des activités cotonnières sous l’impulsion d’Olam au Tchad, de la hausse de la production des produits vivriers et de la pêche qui bénéficieraient des projets gouvernementaux sur ces filières, en partenariat avec les bailleurs de fonds au Cameroun.
Les industries manufacturières
La croissance modérée des activités de la branche des industries manufacturières est également pour beaucoup dans la résilience de l’économie sous-régionale. Cela s’explique par le dynamisme des entreprises de la Zone spéciale économique de NKOK, impliquées dans la transformation du bois, et dans une moindre mesure, des entreprises brassicoles et des cimenteries dans la plupart des pays sauf au Congo.
En revanche, les activités pétrolières, sur la période sous revue, auraient continué à grever l’activité économique des pays producteurs de la CEMAC. Cela, en raison des effets combinés de la chute des cours et de la baisse de la production.
De même, la filière sylvicole se serait contractée, en raison de la baisse des commandes chinoises, ainsi que des activités de la branche des BTP, du fait des difficultés de trésorerie, certes moindres qu’en 2019, atténuées par le début des règlements de la dette intérieure par certains Etats.





























