Selon les premières estimations des services de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) pour l’année 2018, la situation macroéconomique des pays de la CEMAC a été plus satisfaisante qu’en 2017.
Pour étayer ses prévisions, la BEAC mentionne : une croissance réelle de 1,7 % contre 0,2 en 2018 ; une inflation de 2,2 % en hausse mais en dessous de la norme communautaire de 3 % ; une amélioration de la situation financière des Etats avec un excédent du solde primaire de 2,1 % du PIB contre un déficit de 0,1 en 2017, et un déficit du solde budgétaire base engagement, hors dons de 1,4 % du PIB contre -4,1 % en 2017.
La Banque indique également : une diminution du déficit des transactions courantes, dons officiels inclus, à 1,6 % du PIB contre 6,7 % en 2017 ainsi qu’une augmentation plus importante de la masse monétaire (8,3 %) par rapport aux crédits à l’économie (4,0 %) contribuant aussi à une amélioration des avoirs extérieurs nets comme évoqué précédemment.
Par ailleurs, au cours de l’année 2018, la Banque centrale a poursuivi le resserrement de sa politique monétaire et la mise en place, d’un ensemble de mesures pour redynamiser le marché interbancaire et améliorer la situation des réserves de changes.
Ces mesures, combinées à celles prises par les Etats, ainsi qu’à une meilleure tenue des cours des matières premières, ont contribué à l’embellie observée au cours de 2018.
Cependant, des efforts restent encore à fournir afin de renforcer les mécanismes de transmission de la politique monétaire souligne le rapport. Ces efforts incombent à la fois à la Banque centrale, aux banques commerciales, et aux Etats qui devraient, par leurs politiques budgétaires accompagner les réformes entreprises par la BEAC.
Alexandre Le-grand






























