En mission de visite du 24 au 30 avril courant au Gabon, la délégation du Fonds monétaire international (FMI) conduite par Boileau Yeyinou Loko (photo), a rendu sa copie le 30 avril dernier.
C’était à la faveur d’une cérémonie officielle, à laquelle prenaient part, le ministre d’Etat en charge du Budget et des Comptes publics, Jean Fidèle Otandault, ses homologues de l’Economie, Jean Marie Ogandaga, du Pétrole Pascal Houangni Ambouroue et bien d’autres membres du gouvernement.
Cette mission s’inscrivait dans le cadre du suivi de l’accord élargi au titre du Eécanisme élargi de crédit (MECD) signé avec le Fonds monétaire international (FMI), le 19 juin 2017. Son but consistait à faire le point sur l’exécution du programme économique du Gabon au premier trimestre 2019.
Côté technique, le séjour de la délégation du FMI a été ponctué de nombreuses séances de travail avec les techniciens des différentes administrations, notamment ceux du ministère du Budget, de l’Économie et du ministère des Hydrocarbures, ainsi qu’avec certains membres du gouvernement.
Au terme de ces consultations, la mission du FMI a indiqué que ‘’le Gabon n’était plus en situation de crise économique, et cela grâce aux nombreux efforts qui ont été réalisés par les autorités gabonaises en vue de stabiliser le cadre macroéconomique’’.
En effet, les mesures prises dans le cadre de la maitrise des dépenses publiques telles que la mise à la retraite systématique des agents et des contractuels ayant atteint l’âge limite, l’éradication des doubles perceptions, la suppression des rémunérations mensuelles des PCA des Établissements et sociétés publiques et la réduction du nombre d’agences commencent à produire les effets escomptés.
De même, les actions menées en vue de mobiliser davantage de recettes à travers la réalisation de réformes au sein des administrations fiscale et douanière sont également prometteuses.
Par ailleurs au regard de cette évolution, le Produit intérieur brut progresserait de 2,8% en en 2019, contre 0,8% en 2018. Toutefois, a précisé la mission du FMI, « les réformes entreprises doivent être poursuivies notamment en ce qui concerne la gestion des établissements publics afin de ne pas perdre le bénéfice des résultats déjà obtenus’ ».
Très bonne nouvelle donc pour le gouvernement gabonais. Cela, dans ce sens que ces conclusions du FMI permettent d’entrevoir l’ouverture des négociations pour la quatrième revue avec l’institution de Breton Woods, avec une bonne dose d’optimiste.
Mais en attendant, il convient plus que jamais aux autorités de matérialiser ces données du FMI, pour améliorer le quotidien des populations pout une « croissance partagée ».





























