Le 16 décembre 2019, le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un décaissement en faveur de la République démocratique du Congo au titre de la Facilité de crédit rapide.
Ce montant équivalent à 266,5 millions de DTS (environ 368,4 millions de dollars EU, 25 pour cent du quota) est censé permettre aux autorités, de répondre à leurs besoins urgents de balance des paiements.
En outre, le FMI approuve un programme de contrôle personnel (SMP) jusqu’en mai 2020. Il est destiné à guider la mise en œuvre des politiques, à donner aux autorités plus de temps pour identifier, hiérarchiser et mettre en œuvre des réformes visant à augmenter les recettes, à lutter contre la corruption et à améliorer la gouvernance.
L’environnement économique reste difficile et vulnérable aux chocs. La croissance du PIB réel devrait décélérer à 4,5% en 2019 contre 5,8% en 2018. La récente baisse des prix des produits de base, les nouvelles initiatives de dépenses et le relâchement de la surveillance des dépenses au cours de la période de transition politique ont conduit à une position budgétaire plus faible, principalement financée par la Banque centrale. Dans ce contexte, les réserves internationales sont tombées à des niveaux extrêmement bas, créant des besoins urgents de balance des paiements.
Le nouveau gouvernement s’est engagé à mettre en œuvre des mesures et des réformes qui renforceraient la stabilité macroéconomique, renforceraient les réserves internationales, s’attaqueraient aux problèmes liés à la mauvaise gouvernance, à un environnement commercial difficile et à la pauvreté généralisée.
Les autorités ont également l’intention d’augmenter les recettes intérieures en rétablissant le fonctionnement de la TVA et en appliquant l’impôt sur le revenu des particuliers, tout en améliorant la prévision des revenus miniers.
En outre, le gouvernement a l’intention d’introduire des plafonds de dépenses stricts, d’accroître l’efficacité de la politique monétaire et de favoriser une croissance inclusive et le développement du secteur privé, notamment par le biais de projets d’infrastructure et d’une éducation de base gratuite.





























