Au terme de leurs travaux, les participants à la 36ème session du Comité intergouvernemental des hauts fonctionnaires et d’experts d’Afrique centrale (CIE) qui s’est tenu les 11 et 12 novembre 2020, ont lancé un appel à observer les années 2021 à 2030, comme la décennie de diversification économique en Afrique centrale.
Sous l‘égide du Bureau sous régional de la CEA pour l’Afrique centrale, les travaux placés sous le thème : « Bâtir des aptitudes et compétences pour la diversification économique en Afrique centrale. » ; ont été menés par le ministre de la Planification, des Statistiques et de l’intégration régionale de la République du Congo, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas.
La motion pour la décennie de diversification économique a été présentée à l’ouverture de cette 36e session de la CIE par le sous-secrétaire général des Nations Unies et secrétaire exécutive de la CEA, Vera Songwe. A l’occasion, elle avait affirmé que « ce concept cadre de développement de compétences efficace et inclusif, ne peut être conçu que dans un partenariat entre l’Etat, les associations professionnelles, les syndicats, les entreprises et les partenaires au développement ».
Avant d ‘ajouter qu’un tel système, « devrait être soutenu par une approche basée sur la demande, permettant ainsi au secteur privé de participer à la définition et à l’offre de formation ainsi qu’à l’accréditation, au financement et à l’évaluation des programmes y relatifs »
En instituant cette décennie parallèlement à la Décennie d’action de l’ONU pour l’atteinte des ODD, Mme Songwe avait fait valoir que « cela la fournirait le cadre dans lequel les acteurs opèreraient avec une vision commune en vue de réaliser la diversification économique en Afrique centrale, sur la réforme des compétences ».
A son tour, la ministre Ebouka-Babackas a fait savoir que, « La mise sur pied cette décennie nous interpelle sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre de solutions durables aux défis majeurs auxquels sont confrontés l’Afrique centrale et le monde, qui vont de la pauvreté au changement climatique, des inégalités à la réduction de l’écart financier ».
Elle a en outre relevé que « l’épidémie du Covid-19, qui a ralenti l’activité économique à travers le monde, offrait une opportunité de réévaluer les priorités et de mieux reconstruire et diversifier les économies en adoptant des modèles de consommation et de production durables et inclusives qui requièrent moins de ressources et sont résilients au climat dans tous les secteurs de l’économie ».
Lors de la réunion du CIE, des panelistes et débatteurs de haut niveau ont tous souscrit aux idéaux d’une meilleure reconstruction. A l’instar du Directeur du Bureau sous régional de la CEA pour l’Afrique centrale (BSR-AC), organisateur du CIE, Antonio Pedro, qui a déclaré que : « la transition vers « reconstruire en mieux » et l’énergie propre sera à haute intensité de ressources, fournissant ainsi des opportunités uniques aux pays d’Afrique centrale d’utiliser leurs fortes datations en ressources majeures (telles que le cobalt, le manganèse et le rayonnement solaire) qui peuvent permettre la transition en tant que pouvoir de négociation pour faciliter le transfert et l’acquisition de technologie, permettre une industrialisation tirée par les ressources et, plus important, se positionner dans les chaines de valeur mondiales importantes, contribuant ainsi à une plus grande détention de richesses dans la sous-région ».
Il a par la suite révélé que : « Cela nécessite de renforcer les capacités de négociation de nos Etats membres et de promouvoir les programmes de développement de relations ancrés sur la mise en œuvre de politiques locales au contenu intelligent notamment, l’utilisation de l’investissement directe étranger et des programmes de développement des fournisseurs nationaux comme outils pour industrialiser la région et créer un secteur de PME fort et compétitif ».
En fin de compte, M. Pedro a invité les capitaines d’industrie locaux à saisir l’opportunité offerte par la Zone de libre échanges continental (ZLECAf) pour introduire un agenda de développement axé vers l’intérieur ; une question que le COVID-19 a solidifié.





























