Le Directeur général de la dette, Emmanuel Berre revient sur les subtilités du reprofilage de la dette du pays, suite à une opération lancée, le 27 janvier dernier.
En effet, selon lui, l’opération a été approuvée par le parlement qui a autorisé le gouvernement d’emprunter 1 milliard de dollar sur le marché international. Au regard des données et assurances présentées par les négociateurs gabonais, les offres de prêt présentées au Gabon étaient d’une valeur de 3,7 milliards de dollars.
« Un individu qui a un crédit près d’un banquier, retourne voir son banquier, lui dit : regardez la qualité des résultats que j’ai produits, ils sont audités, ils sont attestés. Je crois tellement à mon économie et je vous demande d’y croire aussi. Je vous demande de me donner l’argent pour vous rembourser, rallonger le délai de 10 ans et cerise sur le gâteau je vous demande de baisser le taux. Et c’est ce qui a été fait dans cet exercice de reprofilage et qui a été réussi avec la recherche d’un milliard de dollar qui a été souscrit à hauteur de 3,7 milliards. Mais nous sommes restés dans l’autorisation parlementaire donc nous n’avons souscrit qu’1 milliard et nous avons pu baisser les taux jusqu’à 6,62% », a expliqué Emmanuel Berre, directeur général de la dette.
De son avis, l’opération de reprofilage est le rééchelonnement de la dette existante et la levée supplémentaire de 180 millions de dollars. Cette somme permettra de supporter la part de l’Etat généralement exigée dans les grands travaux. Le remboursement de l’Eurobond de janvier est repoussé à 10 ans et le taux d’endettement du Gabon est actuellement de 57%. Les critères de convergence de la CEMAC fixent le seuil d’endettement à 70% pour ses pays membres.
Il faut par ailleurs noter que le succès de cette opération traduit plusieurs faits : les résultats positifs des efforts de diversification à la faveur des décisions courageuses prises par le président de la République, Ali Bongo Ondimba ; l’augmentation de la résilience de l’économie gabonaise ; la réussite du programme de réformes soutenu par le FMI dont la dernière est prévue à la fin du 1er trimestre 2020 ; et la non accumulation des arriérés sur la dette extérieure.
En matière de gestion active de la dette obligataire internationale, le Gabon fait figure de modèle. D’autre pays s’inspirent du succès de la récente opération du gouvernement.



























