Le Gabon est caractérisé par un faible taux d’emploi estimé à 42,6% en 2019 contre 39% en 2005, soit un niveau relativement peu élevé comparativement à la moyenne des autres pays africains où la présence du secteur informel est beaucoup plus prononcée.
Ce niveau est l’un des facteurs explicatifs du taux élevé de chômage (20%) qui touche plus particulièrement les jeunes (35%). Ce chômage est particulièrement visible en milieu urbain qui concentre 75% de la population dont 50% à Libreville. Il convient par ailleurs de relever le fort exode rural qui entraîne la diminution de la main d’œuvre agricole et l’augmentation de la population rurale dépendante (moins de 15 ans et plus de 65 ans).
En outre, la part des salaires dans le PIB demeure encore élevée (27% en 2017 contre 33% en 2004), ce qui reflète le poids important des travailleurs salariés dans les emplois et le taux relativement plus faible des emplois vulnérables au Gabon (30%) comparé au reste des pays de l’Afrique centrale où ce dernier indicateur se situe à plus de 60%.
L’analyse de la répartition sectorielle des emplois révèle une forte prédominance des services (35%), suivi de l’agriculture-Forêt-pêche (33%). La part du secteur industriel est relativement faible (9%) du fait de la nature hautement capitaliste des industries extractives.
Les données disponibles montrent que la création d’emplois par le secteur privé a été caractérisée par une forte baisse (-8%) sur la période 2014-2019. Cette dynamique est imputable aux secteurs du pétrole, des BTP et des services qui ont baissé respectivement de 3%, de 9% et de 7% sur la même période.
Cette baisse d’emplois privés a été partiellement compensée par le secteur public comme principal pourvoyeur d’emplois formels, secteur qui voit actuellement sa capacité d’absorption réduite du fait des contraintes budgétaires. Cette situation, combinée à la hausse de la population active, fait du secteur informel le refuge pour la plupart des demandeurs d’emplois.






























