La Commission économique pour l’Afrique (CEA), la Banque africaine de développement (BAD) et la Commission de l’Union africaine (CUA) procèdent à travers un webinaire, ce 22 mai 2020, au lancement du rapport sur l’indice d’intégration régionale en Afrique (ARII 2019).
L’indice d’intégration régionale en Afrique qui en est à seconde édition, évalue le statut et les efforts d’intégration régionale des États membres des huit communautés économiques régionales reconnues par l’Union africaine.
En effet, l’intégration régionale étant extrêmement prometteuse pour l’Afrique et le rôle de l’ARII est donc de fournir des données de référence et de suivi que les décideurs peuvent utiliser pour réaliser cette promesse. En outre, ce webinaire offrira également l’occasion de discuter des principales conclusions et recommandations du rapport.
Pour rappel, l’intégration régionale reste le maillon faible du continent. Selon l’Indice d’intégration régionale africaine publié en mars 2019, il reste par exemple encore franchir plusieurs obstacles importants pour réussir à faire porter à 25% le commerce intra-africain d’ici 2023, par rapport aux 15-18% estimés en 2019.
Le rapport dressé à cet effet cite entre autres : une faible capacité productive, des coûts de production élevés, de lourds déficits en infrastructures et d’autres défis qui affectent la compétitivité africaine, une situation amplifiée par l’existence d’un grand nombre de petits marchés et de 16 pays enclavés.
Mais dans cet océan de galère, la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) est perçue la région la plus intégrée du continent dans le domaine commercial. Avec l’Afrique du Sud comme le pays le plus intégré tandis que le Soudan du Sud le moins intégré.
En outre, le lourd déficit en infrastructures de l’Afrique constitue un obstacle majeur au commerce intra-régional, a ajouté le rapport. C’est donc dire que la mise en œuvre de la Zone de libre–échange continentale africaine (ZLECAf) attendue avec beaucoup d’intérêts. Cet accord commercial conclu entre les 49 Etats membres de l’Union africaine vise à créer un marché unique avec la libre circulation des personnes et une monnaie unique. Une fois mis en œuvre, il pourrait apporter au peuple africain un bénéfice net de 2,8 milliards de dollars.
Il est à noter que l’intégration de l’Afrique fait partie des cinq axes de la feuille de route BAD. Les autres étant d’éclairer l’Afrique, améliorer la qualité de vie des Africains, nourrir l’Afrique et d’industrialiser l’Afrique.






























